L' HISTOIRE DE L'ART DE LA POESIE

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24 Jan 2008 à 04:50 L' HISTOIRE DE L'ART DE LA POESIE

michel04

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merçi de ne pas mettre de commentaire sur ce sujet il est à titre indicatif
sur l'histoire de lart de la poésie et ces concepts
par contre si vous avez des informations merci à vous.
bonjour chez vous comme disait le numéro 6
voila ici je vais mettre des informations sur l'histoire ,des bases de la poésie mais la poésie peut etre un don iné comme jimy indrix à apprit la guittare dans la nature tout seul on peut faire de même avec la poésie,et c'est pas toujours ceux qui sortent de l'école qui amènent le top ,bridé par des règles qui empêchent une certaine liberté aux mots qui voudrait s'envolé.j'ai jamais vraiment suivit des règles pour que l'inspiration s'éveille et émerveille.
à lire comme information et pas comme instutition.En plus c'est ancien et ceetains poète parlent d'inovation enfin j'ai pas tout lut .Voila je pense que c'est à lire à tire indicatif et non une méthode absolue,il y quelque chose qui n'est pas écrit c'est l'état d'esprit,la phylosophie profonde du poète ,c'es tsurtout la forme.Si on peut dire que la poésie à certaine règles son inspiration est le tout et tout peut être de la poésie,mais du bruit au son de la merd e a l'art il y a une marge ,d'ailleur c'est la que j'habite.
Poeme publié 24 Jan 2008 à 04:50
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24 Jan 2008 à 05:05 Re: L' HISTOIRE DE L'ART DE LA POESIE

michel04

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La poésie (la graphie ancienne était poësie) est un genre littéraire très ancien aux formes variées qui se constitue aussi bien en vers qu’en prose et dans lequel l’importance dominante est accordée à la « forme », c’est à dire au signifiant. La poésie est un art du langage qui fait une utilisation maximale des ressources de la langue : le travail sur la forme démultiplie la puissance de la signification.
sommaire

* 1 Généralités
o 1.1 Origines
o 1.2 Entre Apollon et Dionysos
* 2 Fonction poétique
o 2.1 Le vers
o 2.2 La musicalité
o 2.3 Le poids des mots
* 3 Les grandes orientations de la poésie
o 3.1 Le poète artiste
o 3.2 Le poète « lyrique »
o 3.3 Le poète prophète, découvreur du monde
o 3.4 Le poète engagé
o 3.5 La poésie d’avant-garde
* 4 Conclusion





Généralités

ORIGINE
Homère

Le mot poésie vient du grec ποιεῖν (poiein) qui signifie « faire, créer » ; le poète est donc un créateur, un inventeur de formes expressives, ce que révèlent aussi les termes du moyen âge trouvère et troubadour.

Dans l’Antiquité grecque toute expression littéraire est qualifiée de poétique, qu’il s’agisse de l’art oratoire, du chant ou du théâtre : tout « fabricant de texte » est un poète comme l’exprime l’étymologie. Les philosophes grecs cherchent à affiner la définition de la poésie et Aristote dans sa Poétique identifie trois genres poétiques : la poésie épique, la poésie comique et la poésie dramatique. Plus tard les théoriciens de l’esthétique retiendront trois genres : l’épopée, la poésie lyrique et la poésie dramatique (incluant la tragédie comme la comédie), et l’utilisation du vers s’imposera comme la première caractéristique de la poésie, la différenciant ainsi de la prose, chargée de l’expression commune que l’on qualifiera de prosaïque.

Le mot poésie évoluera encore vers un sens plus restrictif en s’appliquant aux textes en vers qui font un emploi privilégié des ressources rhétoriques, sans préjuger des contenus : la poésie sera descriptive, narrative et philosophique avant de faire une place grandissante à l’expression des sentiments.

En effet, première expression littéraire de l’humanité, utilisant le rythme comme aide à la mémorisation et à la transmission orale, la poésie apparaît d’abord dans un cadre religieux et social en instituant les mythes fondateurs dans toutes les cultures que ce soit avec l’épopée de Gilgamesh, (3e millénaire avant JC) en Mésopotamie, les Vedas, le Ramayana ou le Mahabharata indiens, la Bible des Hébreux ou l'Iliade et l'Odyssée des Grecs.

Parallèlement à cette poésie épique des origines constituée de texte longs et narratifs, existe une poésie liturgique qui renvoie à la célébration divine par le poète inspiré dont les sociétés ritualiseront les textes sous forme de psaumes, d’hymnes, de sourates… . Dans un espace plus sécularisé se développeront aussi, en prenant appui sur le chant, l’élégie et la tragédie qui expriment le cœur et le destin des hommes. S’ajoutera sans doute en même temps le jeu sur le mots avec les comptines, les berceuses et autres créations ludiques qui donneront par exemple le nonsense anglosaxon.

ENTRE APOLLON ET DIONNYSOS
Apollon, la Poésie et la Musique ; Opéra Garnier

La poésie est marquée par l’oralité et la musique de ses origines puisque la recherche de rythmes particuliers, comme l’utilisation des vers, et d’effets sonores, comme les rimes, avait une fonction mnémotechnique pour la transmission orale primitive. Cette facture propre au texte poétique fait que celui-ci est d’abord destiné à être entendu plutôt qu’abordé par la lecture silencieuse.

Placées sous l’égide d’Orphée et d’Apollon musagète, dieu de la beauté et des arts, et associées à la muse Erato, musique et poésie sont également étroitement liées par la recherche de l’harmonie et de la beauté, par le Charme, au sens fort de chant magique. La création poétique hésitera cependant constamment entre l’ordre et l’apaisement apolliniens qu’explicite Euripide dans Alceste : {Guil|Ce qui est sauvage, plein de désordre et de querelle, la lyre d’Apollon l’adoucit et l’apaise}} et la « fureur dionysiaque » qui renvoie au dieu des extases, des mystères, des dérèglements et des rythmes des forces naturelles que l’on découvre par exemple dans le Dithyrambe de l’Antiquité grecque.

FONCTION POETIQUE
Article détaillé : fonction poétique.

En linguistique, la poésie est décrite comme un énoncé centré sur la forme du message donc où la fonction poétique est prédominante. Dans la prose l’important est le « signifié », elle a un but « extérieur » (la transmission d’informations) et se définit comme une marche en avant que peut symboliser une flèche et que révèle la racine latine du mot qui signifie « avancer ». En revanche, pour la poésie, l’importance est orientée vers la « forme », vers le signifiant, dans une démarche « réflexive », symbolisée par le « vers » qui montre une progression dans la reprise avec le principe du retour en arrière (le vers se « renverse ») que l’on peut représenter par une spirale.

La poésie ne se définit donc pas par des thèmes particuliers mais par le soin majeur apporté au signifiant pour qu’il démultiplie le signifié : l’enrichissement du matériau linguistique prend en effet en compte autant le travail sur les aspects formels que le poids des mots, allant bien au delà du sens courant du terme « poésie » qui renvoie simplement à la beauté harmonieuse associée à une certaine sentimentalité. L’expression poétique offre cependant au cours de l’Histoire des orientations variées selon la dominante retenue par le poète.

LE VERS

La mise en page du texte poétique est traditionnellement fondée sur le principe du retour et de la progression dans la reprise que figure l’utilisation du vers (régulier ou non), même s’il existe des formes métissées comme le poème en prose ou la prose poétique qui reprennent les caractéristiques du texte poétique (d’où leur dénominations) comme l’emploi des images et la recherche de sonorités ou de rythmes particuliers. Ces vers sont souvent regroupés en strophes et parfois organisés dans des poèmes à forme fixe comme le sonnet ou la ballade.
Calligramme ; Apollinaire


La poésie métrée utilise des vers définis par le nombre de leurs syllabes comme l’alexandrin français, alors que la poésie scandée joue sur la longueur des pieds (et sur leur nombre) comme dans l’hexamètre dactylique grec et latin, ou sur la place des accents comme dans le pentamètre iambique anglais. Les poètes modernes se libèrent peu à peu de ces règles : par exemple les poètes français introduisent dans la deuxième moitié du XIXe siècle le vers libre puis le verset, et en remettant aussi en cause les conventions classiques de la rime qui disparaît largement au XXe siècle. Des essais graphiques plus marginaux ont été tentés par exemple par Mallarmé (Un coup de dés jamais n'abolira le hasard), Apollinaire (Calligrammes) ou Pierre Reverdy, en cherchant à parler à l’œil et plus seulement à l’oreille, tirant ainsi le poème du côté du tableau.

LA MUSICALITE

L’origine orale et chantée de la poésie qu’évoquent la lyre d’Apollon ou la flûte d’Orphée marque l’expression poétique qui se préoccupe des rythmes avec le compte des syllabes (vers pairs/ vers impairs, « e muet » …) et le jeu des accents et des pauses (césure, enjambement…). La poésie exploite aussi les sonorités particulièrement avec la rime (retour des mêmes sons à la fin d’au moins deux vers avec pour base la dernière voyelle tonique) et ses combinaisons de genre (rimes masculines ou féminines), de disposition (rimes suivies, croisées …) et de richesse. Elle utilise aussi les reprises de sons dans un ou plusieurs vers (allitérations et assonances), le jeu du refrain (comme dans la ballade ou le Pont Mirabeau d’Apollinaire) ou la correspondance entre le son et le sens avec les harmonies imitatives (exemple fameux : « Pour qui sont ces serpents… » Racine) ou les rimes sémantiques (automne/monotone).

LE POIDS DES MOTS
Mallarmé


Le poète exploite toutes les ressources de la langue en valorisant aussi les mots par leur rareté et leur nombre limité : on parle parfois de « poésie-télégramme » où chaque mot « coûte » comme dans le sonnet et ses 14 vers ou dans la brièveté extrême du haïku japonais de trois vers. L’enrichissement passe aussi par la recherche de sens rares et de néologismes (par exemple « incanter » dans les Sapins d’Apollinaire, qui, « graves magiciens //Incantent le ciel quand il tonne », ou « aube » associé aux Soleils couchants par Verlaine), par les connotations comme l’Inspiration derrière la figure féminine dans les Pas de Paul Valéry (« Personne pure, ombre divine,/ Qu’ils sont doux, tes pas retenus ! ») ou par des réseaux lexicaux tissés dans le poème comme la religiosité dans Harmonie du soir de Baudelaire. Le poète dispose d’autres ressources encore comme la place dans le vers ou dans le poème (« trou de verdure » dans le premier vers du Dormeur du val de Rimbaud auquel répondent les « deux trous rouges au côté droit » du derniers vers) ou les correspondances avec le rythme et les sonorités (« L’attelage suait, soufflait, était rendu. … » La Fontaine, Le Coche et la mouche )…

Le poète joue également de la mise en valeur des mots par les figures de style comme les figures d’insistance comme l’accumulation, le parallélisme ou l’anaphore (exemple : « Puisque le juste est dans l’abîme, /Puisqu’on donne le sceptre au crime, / Puisque tous les droits sont trahis, / Puisque les plus fiers restent mornes, /Puisqu’on affiche au coin des bornes / Le déshonneur de mon pays… », Hugo, les Châtiments, II, 5), les figures d’opposition comme le chiasme ou l’oxymore (« le soleil noir de la Mélancolie » Nerval), les ruptures de construction comme l’ellipse ou l’anacoluthe (« Exilé sur le sol au milieu des huées, /Ses ailes de géant l’empêchent de marcher », Baudelaire l’Albatros) et bien sûr les figures de substitution comme la comparaison et la métaphore, (de Ronsard et Du Bellay à Jacques Prévert ou Eugène Guillevic en passant par Hugo, Apollinaire, les surréalistes et bien d’autres). L’emploi de l’image est d’ailleurs repéré comme une des marques de l’expression poétique ; un seul exemple emblématique de métaphore filée en rendra compte : « (Ruth se demandait …) Quel Dieu, quel moissonneur de l’éternel été / Avait, en s’en allant, négligemment jeté / Cette faucille d’or dans le champ des étoiles », (Victor Hugo, Booz endormi).

LES GRANDES ORIENTATIONS DE LA POESIE
Pierre Ronsard

La définition de genres poétiques a toujours été discutée en débattant de critères formels et/ou de critères de contenu (d’objet) et, par ailleurs, la poésie moderne en faisant éclater les genres traditionnels (poésie lyrique, épique, engagée, spirituelle, narrative, descriptive…) et en devenant une expression totalisante et libre rend encore plus difficile la catégorisation.

Cependant, sans s’enfermer trop dans la terminologie formaliste, on peut observer des « dominantes » clés dans l’expression poétique (Roman Jakobson définissant la dominante comme « l’élément focal d’une œuvre d’art » qui gouverne, détermine et transforme les autres éléments (voir Antoine Compagnon[1]). L’opposition la plus simple se fait entre une orientation vers la forme (orientation « esthétique ») et une orientation vers le contenu (orientation « sémantique »), évidemment sans exclusion de l’autre puisque d’une part il y a sens dès qu’il y a mots et que, d’autre part, il y a expressivité formelle sans cela il n’y aurait pas écriture poétique. Cette dernière orientation multiple et complexe est parfois dite aussi « ontologique » (comme par Olivier Salzar[2]), parce que renvoyant « au sens de l’être considéré simultanément en tant qu’être général, abstrait, essentiel et en tant qu’être singulier, concret, existentiel » (TCF). Son champ très vaste peut à son tour être subdivisé en trois dominantes (définies par le modèle du signe présenté par Karl Bühler : « Le signe fonctionne en tant que tel par ses relations avec l’émetteur, le récepteur et le référent »[3]. Ces trois dominantes, là encore non exclusives, sont la dominante « expressive » ou « émotive » ou lyrique, au sens étroit, tournée vers le moi du poète, la dominante « conative », orientée vers le destinataire que le poète veut atteindre en touchant sa conscience et sa sensibilité comme dans la poésie morale et engagée, et la fonction « référentielle », tournée vers un « objet » extérieur, vers le chant du monde dans des perceptions sensibles, affectives ou culturelles comme dans la célébration ou la poésie épique où le poète rend sensible la démesure des mythes.

Mais ce découpage n’est qu’un éclairage : la poésie, plus que tout autre genre littéraire, pâtit de ces approches des « doctes » alors qu’elle est d’abord la rencontre entre celui qui, par ses mots, dit lui-même et son monde, et celui qui reçoit et partage ce dévoilement. En témoigne par exemple une œuvre inclassable comme les Chants de Maldoror de Lautréamont.

LE POETE ARTISTE
Paul Valéry

Le souci de la forme est bien sûr constant chez les poètes et des règles prosodiques s’élaborent peu à peu aux XVIe et XVIIe siècles (compte du « e muet », diérèse/synérèse, césure, pureté des rimes…). Cette importance accordée au travail poétique passe par les Grands rhétoriqueurs de la fin du XVe siècle puis la Pléiade et les classiques (« Beauté, mon beau souci » dira François de Malherbe), avant de réapparaître au XIXe siècle en réaction aux effusions et aux facilités de la poésie romantique. Les théoriciens et praticiens de l'art pour l'art, partageant la conviction que « l'art vit de contraintes et meurt de liberté », comme le dira au siècle suivant Paul Valéry, défendront les règles traditionnelles (vers syllabique, rimes, poèmes à forme fixes comme le sonnet) avec Théophile Gautier ou les Parnassiens comme Théodore de Banville, Leconte de Lisle ou José María de Heredia. Cette conception esthétique ira même avec Mallarmé jusqu’à un certain hermétisme en cherchant à « donner un sens plus pur aux mots de la tribu » et à relever des défis formels (comme le sonnet en -ixe/-yx de Mallarmé, les Calligrammes d’Apollinaire…) que systématiseront au milieu du XXe siècle les jeux de l’Oulipo et de Raymond Queneau (Cent mille milliards de poèmes), Georges Perec ou Jacques Roubaud.

On peut également, au delà du paradoxe apparent, rattacher à ce courant poétique qui met l’accent sur la « forme », les démarches d’Henri Michaux dont Le Grand Combat (Qui je fus ?, 1927) est écrit dans une langue inventée faite de suggestion sonore, ou encore les expérimentations « lettristes » d’Isidore Isou. Les impasses de cette poésie coupée de l’âme et parfois très rhétorique seront régulièrement combattues au nom de la souplesse et de la force de la suggestion, par exemple par Paul Verlaine et les poètes symbolistes ou décadentistes de la fin du XIXe siècle, qui revendiqueront une approche moins corsetée de la poésie. Cette conception d’un art libéré des contraintes l’emportera largement au XXe siècle où la poésie deviendra une expression totalisante, au delà des questions de forme.

LE POETE <<LYRIQUE>>
Lamartine


Si le mot « poétique » a dans son acception quotidienne le sens d’harmonieux et de sentimental, c’est à l’importance de la poésie lyrique qu’il le doit. Celle-ci, orientée vers le « moi » du poète, doit son nom à la lyre qui, dans l’Antiquité, accompagnait les chants qu’on ne distinguait pas alors de la poésie mais ne doit pas à se limiter à la petite musique personnelle du poète chantant un des thèmes traditionnels et a priori poétiques comme l’amour, la mort, la solitude, l’angoisse existentielle, la nature ou la rêverie. En effet la poésie a su faire entrer la modernité dans le champ poétique y compris dans ses aspects les plus surprenants ou les plus prosaïques (« Une charogne » chez Baudelaire, la ville industrielle chez Verhaeren et le quotidien trivial chez Verlaine dans ces vers de Cythère, dans Les fêtes galantes, « l’Amour comblant tout, hormis / La faim, sorbets et confitures / Nous préservent des courbatures »…). En fait la variété des voix est extrême, avec cependant des courants dominants selon les époques, comme le romantisme et le symbolisme au XIXe siècle ou le surréalisme au XXe siècle.

Les formes évoluent elles-aussi passant par exemple du long poème romantique (À Villequier de Victor Hugo ou les Nuits d’Alfred de Musset) au sonnet régulier de Baudelaire puis aux formes libres des symbolistes et à l’expression jaillissante de l’inconscient avec les Surréalistes avant la spontanéité de l’expression orale de Jacques Prévert dans Paroles par exemple.

La poésie lyrique est pour le poète le canal d’expression privilégiée de sa sensibilité et de sa subjectivité que symbolise le Pélican (Nuit de mai) d’Alfred de Musset. Mais cette poésie va au-delà de la confidence pour exprimer l’humaine condition et Hugo proclame dans la Préface des Contemplations : « Quand je parle de moi, je vous parle de vous ! ». Ce « chant de l’âme », domaine privilégié du « je », auquel adhère cependant le destinataire, s’oppose donc à la poésie descriptive et objective voire rhétorique des Parnassiens ou à la poésie narrative des romans du Moyen Âge et au genre épique qui traite de thèmes héroïques et mythiques avec rythme et couleur ou encore à la poésie d’idées (Lucrèce, Ovide, Voltaire) pour laquelle la forme poétique n’est pas le souci premier.

LE POETE PRHPHETE, DECOUVREUR DU MONDE
Rimbaud

L’art de la poésie est aussi traditionnellement associé au « don de poésie », c’est à dire à une fonction quasi divine du poète inspiré, en relation avec les Muses et le sacré, à qui revient le rôle de décodeur de l’invisible. C’est la conception de l’Antiquité représentée par Platon qui fait dire à Socrate (dans Ion) à propos des poètes : « Ils parlent en effet, non en vertu d’un art, mais d’une puissance divine ». Au XVIe siècle, la Pléiade reprendra cette perspective et Ronsard écrira ces vers dans son Hymne de l'Automne : « M’inspirant dedans l’âme un don de poësie,/ Que Dieu n’a concédé qu’à l’esprit agité/ Des poignants aiguillons de sa Divinité./ Quand l’homme en est touché, il devient un prophète ») et c’est dans cette lignée que s’inscriront les poètes romantiques et après eux Baudelaire et les poètes symbolistes. Cette fonction particulière du poète trouvera un partisan exemplaire avec Arthur Rimbaud qui dans sa fameuse lettre à Paul Demeny demande au Poète de se faire « voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens » et d’être « vraiment voleur de feu », et de trouver « du nouveau, - idées et formes », en évoquant ailleurs « l’alchimie du verbe » qui doit être l’instrument du poète-découvreur.

Après la Première guerre mondiale et après Apollinaire, défenseur lui aussi de « L’esprit nouveau », les surréalistes, héritiers de cet enthousiasme rimbaldien, confieront à l’image poétique le soin de dépasser le réel et d’ouvrir des « champs magnétiques » novateurs mettant au jour l’inconscient, ce que formulera Louis Aragon dans Le Paysan de Paris en parlant de « l’emploi déréglé et passionnel du stupéfiant image ».

Dans les années 50-70, revenant sur cette systématisation de l’image, les poètes s’orienteront davantage vers une poésie-célébration, un chant du monde orphique ou vers une poésie lyrique, chant de l’âme qui fait entendre la voix personnelle des poètes comme celle de Jules Supervielle, René Char ou Yves Bonnefoy.

On peut rattacher à cette veine ce qui est parfois appelé « poésie psychédélique » et qui s’associe à une certaine expression musicale dont l’un des exemples emblématiques serait Jim Morrison aux États-Unis.

LE POETE ENGAGE
Hugo

Cependant, certains Romantiques et particulièrement Victor Hugo feront entrer le poète dans la Cité en lui attribuant un rôle de guide pour le peuple. De prophète, il devient Messie comme l’expose le célèbre « Fonction du poète » (les Rayons et les Ombres, 1837) où Victor Hugo définit le poète comme « le rêveur sacré », élu de Dieu « qui parle à son âme », devenu porteur de lumière et visionnaire, « des temps futurs perçant les ombres ». La poésie engagée des Châtiments, à la fois épique et satirique, sera l’étape suivante pour Victor Hugo qui se posera comme l’Opposant à « Napoléon le petit ». Jehan Rictus témoigne avec sa poésie singulière de la vie des pauvres à la fin du XIXe siècle, contrastant avec le naturalisme distancié de Zola.

Les engagements religieux, (de Charles Péguy par exemple), ou idéologiques retrouveront au XXe siècle comme un lointain héritage de Ronsard (Discours) ou d’Agrippa d'Aubigné avec Louis Aragon, chantre du communisme (Hourra l’Oural, 1934), Paul Claudel, pétainiste en 1941 (Paroles au Maréchal) ou Paul Éluard (Ode à Staline, 1950) ou encore Jacques Prévert et ses positions anarchisantes dans Paroles (1946-1949).

Les poètes de la Négritude, Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor notamment, représentent quant à eux une branche particulière de la poésie francophone du XXe siècle, dont l’engagement et les idées véhiculées, très forts, sont encore assez confidentiels en France. Le premier est le chantre des Antilles, ayant la volonté de « plonger dans la vérité de l’être »[4], hanté par la question du déracinement des descendants d’esclaves (Cahier d'un retour au pays natal). Le second a créé une poésie à vocation universelle ayant l’espérance comme leitmotiv, l’utilisation de la langue française et les références positives à la culture françaises mêlent aux sujets historiques africains qu’il vivifie (Chaka).

Mais c’est aussi « l’honneur de poètes » que d’avoir participé à la Résistance en publiant clandestinement des œuvres importantes. C’est le cas de Louis Aragon (Les Yeux d’Elsa, 1942 ; La Diane Française, 1944), de Paul Éluard (Poésie et vérité, 1942 ; Au rendez-vous allemand, 1944), de René Char (Feuillets d’Hypnos, 1946) ou de René-Guy Cadou (Pleine Poitrine, 1946). Les poètes ne seront d’ailleurs pas épargnés par l’extermination nazie : Robert Desnos mourra dans un camp allemand et Max Jacob dans le camp de Drancy.

Dans la période récente, l’engagement des poètes semble être surtout le fait de chanteurs comme Léo Ferré ou Jean Ferrat.

LA POESIE D'AVANT GARDE

En parallèle de la poésie institutionnelle, s’est développée du XXe siècle, une poésie contestataire aussi bien au niveau politique, qu’au niveau linguistique. Cet élan, qui est synthétisé sous le nom d’avant-garde est né avec les Futuristes italiens et russes et le mouvement Dada, notamment Raoul Hausmann ou Kurt Schwitters. Les avant-gardes, loin de n’être que des épiphénomènes dans l’histoire de la poésie, ont traversé le siècle pour aboutir aux expériences littéraires développées par des écrivains comme Christian Prigent, Jean-Pierre Verheggen, visant une forme de déconstruction poétique de la modernité.

La dénonciation sur laquelle s’appuie les avant-gardes est celle de la liaison entre le pouvoir politique et le langage, notamment le langage journalistique, tel que l’énonce d’emblée Hugo Ball. C’est pour cela que les avant-gardes visent une modernité négative, un retournement des valeurs, et recherchent une forme de langage non aliéné par la société, proche des intensités du corps. Les premières créations marquantes sont celles de Raoul Hausmann puis de Kurt Schwitters et son poème Ursonate. Il s’agit de créer un poème sonore, qui s’affranchit de l’intelligibilité courante des mots et qui par leur phonétisme, déclenche à une approche sensible. Dans cet horizon Antonin Artaud, se démarquant du surréalisme, tentera une approche poétique liée au souffle, que cela soit par la recherche d’un langage plus corporel (recherche de signes qu’il compare métaphoriquement aux hiéroglyphes).

En liaison avec les recherches d’avant-garde, à partir des années 1950 est apparue une démarche poétique voulant rompre avec le livre. Ces créations, dans la lignée des approches sonores issues aussi bien de la musique bruitiste des futuristes italiens, que des approches phonétiques de Dada, en France, a eu comme représentant majeur Bernard Heidsieck, François Dufrêne et Henri Chopin, tous les trois inventeurs de la poésie sonore.

Face à la radicalisation des avant-gardes, s’est développée à partir des années 1980 une approche plus post-moderne, liée en partie à l’objectivisme américain : effacement de l’auteur au profit de recherches formelles portant sur des langages para-littéraires. Cette approche a été visible avec les premiers textes publiés d’Olivier Cadiot, puis la création en 1989 de la Revue Java notamment animée par Jean-Michel Espitallier.

CONCLUSION

Le terme « poésie » recouvre des aspects très différents puisque celle-ci s’est dégagée d’une forme versifiée facilement identifiable et même du « poème », et il est sans doute plus commode de parler d’« expression poétique ». Néanmoins la spécificité du texte poétique demeure à travers sa densité qui exploite à la fois le son et le sens ; il est d’ailleurs difficile de traduire un poème dans une autre langue : faut-il se préoccuper d’abord du sens ou faut-il chercher à inventer des équivalences sonores et rythmiques ?
Verlaine et Rimbaud


Mais la question est posée de savoir si le rejet des procédés traditionnels du vers et de la rime n’a pas affaibli l’expression poétique : celle-ci est certes largement pratiquée comme en témoignent les blogs d’aujourd’hui, mais sa diffusion en librairie est bien rare pour les nouveaux poètes. Ils s’expriment d’ailleurs peut-être davantage avec le soutien de la musique dans le genre plus incertain de la poésie-chanson avec par exemple le rap ou le slam. Néanmoins chaque année voit refleurir le printemps des Poètes, réveillant malgré tout « l’Homme indifférent au rêve des aïeux » …

En effet, à travers la Poésie, l’essentiel demeure la prise de conscience du pouvoir des mots et de la beauté de la langue, à commencer par une langue dite et écoutée. Pour l’amateur de poésie, « au commencement est le Verbe » et sa puissance créatrice qui nourrit la mémoire et transforme la nuit en lumière, comme le fait dire Jean-Luc Godard à son héros qui vient lutter contre un monde déshumanisé dirigé par un ordinateur dans Alphaville.

Enfin, la poésie est bien sûr une expression littéraire universelle, mais le souci particulier d’exploiter les ressources complètes de la langue qui définit le genre a déterminé le choix des points d’appui limités à la langue française.

WIKIPEDIA
Poeme publié 24 Jan 2008 à 05:05
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24 Jan 2008 à 05:10 Re: L' HISTOIRE DE L'ART DE LA POESIE

michel04

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Poète
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Le poète (ancienne orthographe : poëte) est celui qui écrit ou dit de la poésie. C'est donc celui qui possède l'art de combiner les mots, les sonorités, les rythmes pour évoquer des images, suggérer des sensations, des émotions. On parle également de poète pour dire d'une personne qu'elle n'a pas le sens des réalités.
Sommaire
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* 1 Liste chronologique de poètes importants (toutes langues)
* 2 Poètes de l'Antiquité
o 2.1 Poètes grecs
o 2.2 Poètes latins
* 3 Poètes des XIe et XIIe siècles
* 4 Poètes du XIIIe siècle
* 5 Poètes du XIVe siècle
* 6 Poètes du XVe siècle
* 7 Poètes du XVIe siècle
o 7.1 Poètes français
o 7.2 Poètes anglais
o 7.3 Poètes portugais
* 8 Poètes du XVIIe siècle
* 9 Poètes du XVIIIe siècle
* 10 Poètes du XIXe siècle
o 10.1 Poètes allemands
o 10.2 Poètes américains
o 10.3 Poètes anglais
o 10.4 Poètes berbères
o 10.5 Poètes espagnols
o 10.6 poète bahreïnien
o 10.7 Poètes francophones
o 10.8 Poètes italiens
o 10.9 Poètes russes
* 11 Poètes du XXe siècle
o 11.1 En langue française
+ 11.1.1 Néo-symbolisme
+ 11.1.2 Compagnons de route du cubisme
+ 11.1.3 Le Grand Jeu
+ 11.1.4 Surréalisme
+ 11.1.5 Négritude
+ 11.1.6 Pataphysique/Oulipo
+ 11.1.7 Poètes de la chanson populaire
o 11.2 En d'autres langues
o 11.3 Autres listes, par langue
o 11.4 Autres listes, par nationalité
o 11.5 Liens externes

Liste chronologique de poètes importants (toutes langues) [modifier]

Poètes de l'Antiquité [modifier]

Poètes grecs [modifier]

Il faut envisager que la structure versifiée est antérieure à la structure "prosaïque", linéaire; aussi il est difficile pour cette période de distinguer le poète du philosophe et de l'historien. De l'antiquité la plus archaïque comme la plus tardive, par exemple, Pharsalia nostra (La Pharsale) ou De rerum natura (De la nature des choses) sont respectivement une épopée historique et un exposé philosophique, tous deux rédigés en vers latins.

* Alcée
* Antimaque de Syrie
* Archiloque
* Arctinos de Milet
* Arion de Méthymne
* Aristophane
* Crinagoras
* Eschyle
* Euripide
* Eumelus de Corinthe
* Hérodote
* Homère
* Hésiode
* Pindare
* Mimnerme
* Sappho
* Sophocle
* Terpandre
* Tyrtée

Poètes latins [modifier]

* Horace
* Ovide
* Properce
* Térence
* Virgile
* Lucrèce


Poètes des XIe et XIIe siècles [modifier]

* Jean Bodel (1165 - 1210)
* Gace Brulé (1170? - 1220?)
* Marie de France
* Omar Khayyam
* Raimbaut d'Orange (1140? - 1213)
* Robert Wace

Poètes du XIIIe siècle [modifier]

* Guillaume de Digulleville, (1295 - après 1358)
* Dante
* Rutebeuf, (v.1230 - v.1285)
* Pèire Cardenal, (1180 - 1278).

Poètes du XIVe siècle [modifier]

* Pétrarque
* Paul del Abbaco
* Hafez
* Christine de Pisan (1363–1430)
* Eustache Deschamps (1340-1405)

Poètes du XVe siècle [modifier]

* Alain Chartier (1385–1433)
* Ausiàs March (1397–1459)
* Charles d'Orléans (1394–1465)
* François Villon (né en 1431)

Poètes du XVIe siècle [modifier]

Poètes français [modifier]

* Antoine Héroët (1492-1567)
* Clément Marot (1496 ou 1497-1544)

Membres de l'école lyonnaise

* Maurice Scève (1500-1562)
* Pernette du Guillet (1520-1545)
* Louise Labé (1524-1566), poétesse de l'école lyonnaise

Membres de la La Pléiade

* Joachim du Bellay (1522-1560)
* Pierre de Ronsard (1524-1585)
* Nicolas Denisot (1515-1559)
* Jacques Peletier du Mans (1517-1582)
* Rémy Belleau, (1528-1577)
* Etienne Jodelle (1532-1573)
* Jean Antoine de Baïf (1532-1589)

Poètes de la deuxième moitié du XVIe siècle

* Guillaume du Bartas (1544-1590)
* Philippe Desportes (1546-1606)
* Agrippa d'Aubigné (1552-1630), poète protestant
* Marc Papillon, seigneur de Lasphrise (1555-1599)
* Jacques Du Perron (1556-1618)
* François Béroalde de Verville (1556-1626)
* Jean de Sponde (1557-1595), poète protestant
* Estienne Durand (1586-1618)

Dates non-renseignées

* Christofle de Beaujeu

Poètes anglais [modifier]

* John Heywood (1497-1580), poète anglais.
* William Shakespeare, poète anglais

Poètes portugais [modifier]

* Diego Bernardès (1540-1596)

Poètes du XVIIe siècle [modifier]

* Antoine d'Abbatia
* Alexandre de Campion
* Pierre de Marbeuf (1596?-1645)
* Tristan L'Hermite (1601-1655)
* Jean Godard (1564-1630)
* François de Malherbe (1555-1628)
* Jean de La Fontaine (1621-1695)
* Nicolas Boileau (1636-1711)
* John Milton (1608-1674)
* Théophile de Viau

Poètes du XVIIIe siècle [modifier]

* Joachim Wilhelm von Brawe
* Évariste Parny
* André Chénier
* Fabre d'Églantine (1750 - 1794)
* Jean-François Leriget de La Faye (1674-1731)
* Klopstock
* William Blake
* Jean-Baptiste Rousseau
* Jean-Jacques Lefranc de Pompignan
* Thomas Chatterton
* Nicolas Gilbert


Poètes du XIXe siècle [modifier]

Poètes allemands [modifier]

* Goethe
* Schiller
* Novalis
* Hölderlin

Poètes américains [modifier]

* Edgar Allan Poe
* Walt Whitman
* Emily Dickinson

Poètes anglais [modifier]

* Lord Byron
* Coleridge
* Percy Bysshe Shelley
* John Keats
* Robert Lytton

Poètes berbères [modifier]

* Si Muhand U M’hand (1845-1905)

Poètes espagnols [modifier]

* José Velarde

poète bahreïnien [modifier]

* Ali Al Jallawi

Poètes francophones [modifier]

* Pierre François Lacenaire
* Aloysius Bertrand
* Marceline Desbordes-Valmore

Romantisme

* Victor Hugo
* Alphonse de Lamartine
* Alfred de Musset
* Alfred de Vigny
* Petrus Borel
* Alphonse Esquiros
* Charles Lassailly
* Philothée O'Neddy
* Alphonse Rabbe
* Xavier Forneret

Parnasse

* Théophile Gautier
* Leconte de Lisle
* Théodore de Banville
* José-Maria de Heredia
* François Coppée
* Pierre Louÿs
* Sully Prudhomme
* Catulle Mendès
* Léon Dierx

Poètes « maudits »

* Charles Baudelaire
* Gérard de Nerval
* Isidore Ducasse, dit le Comte de Lautréamont
* Arthur Rimbaud
* Tristan Corbière
* Charles Cros
* Paul Verlaine
* Germain Nouveau

Symbolisme

* Paul Adam
* René Ghil
* Gustave Kahn
* Jules Laforgue
* Jean Lahor
* Stéphane Mallarmé
* Stuart Merrill
* Henri de Régnier
* Adolphe Retté
* Albert Samain
* Francis Vielé-Griffin
* Joseph Arthur de Gobineau
* Maurice Maeterlinck
* Éphraïm Mikhaël
* Albert Mockel
* Jean Moréas
* Georges Rodenbach

Autres poètes de la fin du siècle

* Joris-Karl Huysmans
* Emile Verhaeren
* Paul Harel

Poètes italiens [modifier]

* Giacomo Leopardi
* Alessandro Manzoni

Poètes russes [modifier]

* Lermontov
* Marina Tsétaïéva
* Anna Akhmatova
* Vladimir Maïakovski

Poètes du XXe siècle [modifier]

En langue française [modifier]

Néo-symbolisme [modifier]

* Paul Claudel (1868-1955)
* Paul Valéry (1871-1945)
* Victor Segalen (1878-1919)

Compagnons de route du cubisme [modifier]

* Max Jacob (1876-1944)
* Guillaume Apollinaire (1880-1918)
* Blaise Cendrars (1887-1961)
* Pierre Reverdy (1889-1960)

Le Grand Jeu [modifier]

* René Daumal
* Roger Gilbert-Lecomte
* Roger Vailland

Surréalisme [modifier]

* André Breton
* Paul Éluard
* Louis Aragon
* Tristan Tzara
* Robert Desnos
* Antonin Artaud
* Benjamin Péret

Négritude [modifier]

* Aimé Césaire
* Léopold Sédar Senghor
* Léon-Gontran Damas
* Guy Tirolien

Pataphysique/Oulipo [modifier]

* Jacques Jouet
* Pierre Mac Orlan
* Georges Perec
* Jacques Prévert
* Raymond Queneau
* Jacques Roubaud
* Julien Torma
* Boris Vian

Poètes de la chanson populaire [modifier]

* Georges Brassens
* Jacques Brel
* Léo Ferré
* Félix Leclerc
* Renaud Séchan
* Gilles Vigneault
* Serge Gainsbourg

En d'autres langues [modifier]

De langue allemande :

* Paul Celan
* Bertolt Brecht

De langue anglaise :

* William Butler Yeats (1865-1939)
* T.S. Eliot
* Ezra Pound
* Jim Morrison
* W.H. Auden
* e.e. cummings
* Poètes Beat :
o Allen Ginsberg
o Gregory Corso
o Lawrence Ferlinghetti (1919)

De langue arabe :

* Ahmed Chawqi (1868-1932)
* Youssef Rzouga (1957)
* Abdul Kader El-Janabi (1944)

De langue kabyle :

* Fadhma Aït Mansour Amrouche (1882-1967)

De langue italienne :

* Bartolo Cattafi
* Alda Merini
* Salvatore Quasimodo
* Eugenio Montale
* Giuseppe Ungaretti
* Grazyna Miller (1957)

De langue iranienne :

* Sohrab Sepehri (1928-1980)

De langue normande :

* Côtis-Capel

De langue portugaise :

* Fernando Pessoa
* Eugénio de Andrade

De langue espagnole :

* Antonio Machado
* La Génération de 27
o Federico García Lorca
o Jorge Guillén
o Vicente Aleixandre
* César Vallejo
* Pablo Neruda
* Octavio Paz
* Matilde Camus
* José Angel Valente
Poeme publié 24 Jan 2008 à 05:10
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24 Jan 2008 à 05:11 Re: L' HISTOIRE DE L'ART DE LA POESIE

michel04

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Liste de poètes bretons
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Sont regroupés ici des poètes que l'on peut qualifier de « bretons », qu'ils écrivent en français ou en breton, et qu'ils soient nés dans ce pays ou pas...

En langue bretonne [modifier]

* Jean-Pierre Calloc'h
* Anjela Duval
* Charles de Gaulle (Barz Bro C'hall)
* Maodez Glandour
* Youenn Gwernig
* Dan Ar Wern

En langue française [modifier]

* Danielle Allain-Guesdon
* Claude Ansgari
* Jean-Luc Aotret
* Patrick Arduen
* Jean-Louis Aven
* Jean-Baptiste Babin
* Yan Balinec
* Marc Baron
* Gilles Baudry
* Guy Bellay
* Malo Bouëssel du Bourg
* Jean-Pierre Boulic
* Théophile Briant
* Nathalie Brillant
* Guénane Cade
* Hélène Cadou
* René-Guy Cadou
* Jean-Claude Caer
* Jean-Pierre Calloc'h
* François-René de Chateaubriand
* Marie-Josée Christien
* Danielle Collobert
* Tristan Corbière
* Olivier Cousin
* Heather Dohollau
* Georges Drano
* Henri Droguet
* Michel Dugué
* Anjela Duval
* Hervé Eléouet
* Patrice Fath
* Xavier Grall
* Christine Guenanten
* Louis Guillaume
* Eugène Guillevic
* Max Jacob
* Alfred Jarry
* Alain Jégou
* Jacques Josse
* Paol Keineg
* Emilienne Kerhoas
* Alain Kervern
* Nicole Laurent-Catrice
* Alain Le Beuze
* Emmanuelle Le Cam
* Jean-Claude Le Chevère
* René Le Corre
* Charles Le Goffic
* Gérard Le Gouic
* Yvon Le Men
* Silviane Le Menn
* Anne-José Lemonnier
* Thierry Le Pennec
* Charles Le Quintrec
* Alain Le Roux
* Michel Luneau
* Michel Manoll
* Élisa Mercœur
* Jean Meschinot
* Georges Perros
* Yves Prié
* Christian Prigent
* François Rannou
* Denis Rigal
* Paul-Alexis Robic
* Armand Robin
* Erwann Rougé
* Saint-Pol-Roux
* Victor Segalen
* Angèle Vannier
Poeme publié 24 Jan 2008 à 05:11
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24 Jan 2008 à 05:12 Re: L' HISTOIRE DE L'ART DE LA POESIE

michel04

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Liste de poètes québécois
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Liste de poètes québécois, par ordre alphabétique.
Sommaire :



* José Acquelin
* Marie-Célie Agnant
* Donald Alarie
* Anne-Marie Alonzo
* Geneviève Amyot
* Marguerite Andersen
* Yves Antoineves
* Denis Aubin
* Napoléon Aubin
* Élaine Audet
* Martine Audet

B [modifier]

* André Beauregard
* Robert Baillie
* Jean Basile
* Louise Beauchamp
* Nérée Beauchemin
* Germaine Beaulieu
* Michel Beaulieu
* Natasha Beaulieu
* Claude Beausoleil
* Pierre Bédard
* Salah El Khalfa Beddiari
* Luc-Achille Bégin
* Marcel Bélanger
* Paul Bélanger
* Ève Bélisle
* Janick Belleau
* Normand de Bellefeuille
* David Bergeron
* Jovette-Alice Bernier
* Louky Bersianik
* Claudine Bertrand
* Huguette Bertrand
* Jean-Pierre Bérubé
* Gérard Bessette
* Michel Bibaud
* Marie-Claire Blais
* France Boisvert
* Jean Boisvert
* Réginald Boisvert
* Yves Boisvert
* Monique Bosco
* Louise Bouchard
* Denise Boucher
* France Boucher
* Mederic Boudreault
* Jacques Boulerice
* Hédi Bouraoui
* Édith Bourget
* Daniel Brassard
* Mario Brassard
* Roger Brien
* Jacques Brillant
* André Brochu
* Nicole Brossard
* Marc André Brouillette
* Michel Bujold
* Ginette Bureau
* Simone Bussières

C [modifier]

* Fulvio Caccia
* Maurice Cadet
* André Cailloux
* Lisa Carducci
* Roch Carrier
* Georges Cartier
* Maxime Catellier
* Henri-Raymond Casgrain
* Francis Catalano
* Marc Chabot
* Paul Chamberland
* William Chapman
* Jean Charlebois
* François Charron
* Pierre Chatillon
* Pierre-Joseph-Olivier Chauveau
* Herménégilde Chiasson
* René Chopin
* Gilbert Choquette
* Robert Choquette
* Michel-Ernest Clément
* Mireille Cliche
* Cécile Cloutier
* Guy Cloutier
* Laure Cloutier
* Leonard Cohen
* Jean-Yves Collette
* Carle Coppens
* Patrick Coppens
* Marie-Claire Corbeil
* Jean-Marc Cormier
* Hugues Corriveau
* Jean Cossette
* Michel Côté
* Louise Cotnoir
* Yvon H. Couture
* Octave Crémazie

D [modifier]

* Kimm D.
* Antonio D'Alfonso
* Jean-Marc Dalpé
* Aimée Dandois-Paradis
* Pierre Dansereau
* Louis Dantin
* Jean-Paul Daoust
* Carole David
* Monique Deland
* Francine Déry
* Roger Des Roches
* Joël Des Rosiers
* Denise Desautels
* Patrice Desbiens
* Louise Deschênes
* Marjolaine Deschênes
* Jean-Marc Desgent
* Guy Désilets
* Gilbert-R Desjardins
* Louise Desjardins
* Marcelle Desjardins
* Richard Desjardins
* Stéphane Despatie
* Alfred Desrochers
* Pierre Desruisseaux
* Gilles Devault
* Sylvain Dodier
* Georges Dor
* Hélène Dorion
* Jean Dorval
* Paule Doyon
* Édouard de la Durantaye
* Michelle Dubois
* Marie-Andrée Dufresne
* Raôul Duguay
* André Duhaime
* Fernand Dumont
* Louise Dupré
* Gilbert Dupuis
* Frédérick Durand
* Fernand Durepos
* Ollivier Dyens

E [modifier]

* Gérard Étienne

F [modifier]

* Àlain Farah
* Élizabeth Filion
* Jean-Paul Filion
* Alain Fortaich
* Catherine Fortin
* Célyne Fortin
* Robbert Fortin
* Danielle Fournier
* Lucien Francoeur
* Louis Fréchette
* Christiane Frenette

G [modifier]

* Alain Gagnon
* Madeleine Gagnon
* Renée Gagnon
* Gary Gaignon
* Alfred Garneau
* Jacques Garneau
* Michel Garneau
* Sylvain Garneau
* Ramon Armando Garzon Mendoza
* Gérald Gaudet
* Jean-Pierre Gaudreau
* Jacques Gauthier
* Claude Gauvreau
* Michel Gay
* Agathe Génois
* Frédéric Germain Paradis
* André Gervais
* Nadia Ghalem
* Roland Giguère
* Cynthia Girard
* Robert Giroux
* Gérald Godin
* Alain Grandbois
* Luc Granger
* Claude-Henri Grignon
* Jean Grignon
* Jean-Pierre Guay
* Michel Guay
* Daniel Guénette
* Daniel Guimond

H [modifier]

* Philippe Haeck
* Claude Haeffely
* Susanne Hamel-Michaud
* Anne Hébert
* Gilles Hénault
* François Hertel
* Alain Horic
* Julie Huard
* Marianne Hubert
* Jean-Sébastien Huot

J [modifier]

* Louis Jacob
* Suzanne Jacob
* Guy Jean
* Maurice Joncas
* Douglas-Gordon Jones
* Monique Juteau

K [modifier]

* Gary Klang

L [modifier]

* Marie Laberge
* Marcel Labine
* Pierre Labrie
* Andrée Lacelle
* France Lachaine
* Nicole de La Chevrotière
* Micheline La France
* Jean Lafrenière
* Christiane Lahaie
* Gabriel Lalonde
* Michèle Lalonde
* Robert Lalonde
* Gustave Lamarche
* Patricia Lamontagne
* Henri Lamoureux
* Gilbert Langevin
* René Lapierre
* Gatien Lapointe
* Paul-Marie Lapointe
* Corinne Larochelle
* Luc La Rochelle
* Fernande Larouche
* Louise Lou Larouche
* Rina Lasnier
* Dominique Lauzon
* Bertrand Laverdure
* Alfredo Lavergne
* Carol Lebel
* Félix Leclerc
* Gilles Leclerc
* Luc Lecompte
* Serge Legagneur
* Sylvain Lelièvre
* Michel Lemaire
* Pamphile LeMay
* Margot Lemire
* Wilfrid Lemoine
* Pierre-Roger Léon
* Geneviève Letarte
* Anne-Michèle Lévesque
* Raymond Lévesque
* Renaud Longchamps
* Françoise Loranger
* Jean-Aubert Loranger
* Albert Lozeau
* Nadine Ltaif
* Pierre Léon

M [modifier]

* Robert J Mailhot
* Andrée Maillet
* André Major
* Paul-Chanel Malenfant
* Guy Marchamps
* Clément Marchand
* Olivier Marchand
* André Marquis
* Roland Marquis
* Gilles Marsolais
* Émile Martel
* Marie-Soeurette Mathieu
* Pierre Mathieu
* Axel Maugey
* Line McMurray
* Robert Melançon
* Guy Ménard
* Serge Mercier
* Ollivier Mercier Gouin
* Michel Michaud
* Pauline Michel
* Gaston Miron
* Isabelle Miron
* Christian Mistral
* Annie Molin Vasseur
* Hélène Monette
* Jean-Sébastien Monette
* France Mongeau
* Serge Mongrain
* Pierre Morency
* Paul Morin
* Germaine Mornard

N [modifier]

* Émile Nelligan
* Pierre Nepveu
* Bernard Noël

O [modifier]

* Huguette O'Neil
* Huguette Orly
* Jacques Ouellet
* Pierre Ouellet
* Fernand Ouellette
* Gabriel-Pierre Ouellette

P [modifier]

* Jocelyn Pagé
* Jean-Guy Paquin
* Suzanne Paradis
* Claude Paré
* Yvon Paré
* Guy Parent
* Dominick Parenteau-Lebeuf
* Louise de Gonzague Pelletier
* Claude Péloquin
* Pierre Perrault
* Luc Perrier
* Jean Perron
* Jean-Pierre Petits
* Anne Peyrouse
* Marc-Antoine K. Phaneuf
* François Piazza
* Alphonse Piché
* Jean-Guy Pilon
* Réjean Plamondon
* Michel Pleau
* Gervais Pomerleau
* Alain Pontaut
* Jean-Noël Pontbriand
* Aline Poulin
* Gabrielle Poulin
* Patrick Poulin
* Martin Pouliot
* Jean-François Poupart
* Joël Pourbaix
* Bernard Pozier
* Yves Préfontaine
* Stefan Psenak

R [modifier]

* Luc Racine
* Alain Raimbault
* Hubert de Ravinel
* Diane Régimbald
* Michel Régnier
* Alix Renaud
* Christine Richard
* Lyne Richard
* Jean-Éric Riopel
* Sylvain Rivière
* Émile Roberge
* Éric Roberge
* Dominique Robert
* Guy Robert
* Gilbert Rolland-Desjardins
* Rolande Ross
* Paul Rousseau
* Simone Routier
* André Roy
* Bruno Roy
* Camille Roy
* Daniel Roy
* Jean-Yves Roy
* Lucille Roy
* Marcelle Roy
* Réjean Roy
* Jean Royer
* Louis Royer

S [modifier]

* Janou Saint-Denis
* Hector de Saint-Denys Garneau
* Micheline Sainte-Marie
* Fernande Saint-Martin
* Christiane Saint-Pierre
* Félix-Antoine Savard
* Marie Savard
* Paul Savoie
* Patrick Simon
* Jean Simoneau
* Danièle Simpson
* Daniel Sloate
* Jean-François Somain
* Carolyn Marie Souaid
* Maurice Soudeyns
* Julie Stanton
* Nathalie Stephens

T [modifier]

* Jean-Yves Théberge
* France Théoret
* Marie-José Thériault
* Martin Thibault
* Valerie Thibault
* Serge Patrice Thibodeau
* Jacques Thisdel
* Clarisse Tremblay
* Gaston Tremblay
* Larry Tremblay
* Tony Tremblay
* Pierre Trottier
* Turcotte, Élise

U [modifier]

* Marie Uguay

V [modifier]

* Marc Vaillancourt
* Danièle Vallée
* Denis Vanier
* Michel Van Schendel
* Laurier Veilleux
* Lise Vekeman
* France Vézina
* Nancy Vickers
* François Vigneault
* Gilles Vigneault
* Yolande Villemaire

W [modifier]

* Louise Warren
* Nathalie Watteyne

Y [modifier]

* Robert Yergeau
* Lélia Young
* Josée Yvon
Poeme publié 24 Jan 2008 à 05:12
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24 Jan 2008 à 05:14 Re: L' HISTOIRE DE L'ART DE LA POESIE

michel04

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Liste de poètes wallons
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En français [modifier]

* Éric Brogniet
* Maurice Carême
* Achille Chavée
* Albert Inberechts dit William Cliff
* Pierre Coran
* Jacques Delmotte dit Jacques Izoard
* Henri Michaux
* Dominique Massaut
* Colette Nys-Mazure
* Albert Mockel
* Carl Norac
* Gabriel Ringlet
* Pierre Schroven
* Louis Scutenaire (surréaliste)
* Jean-Pierre Verheggen
* Jean-Michel Aubevert

En allemand [modifier]

En wallon : Powetes walons [modifier]

Un lien majeur pour cette rubrique est l'ensemble des poètes wallons d'aujourd'hui repris dans l'Anthologie de Maurice Piron affichée dans le Wikipedia wallon (WPW).

* Gabrielle Bernard - WPW
* Guy Denis
* Émile Gilliard - WPW
* Marcel Hicter
* Géo Libbrecht
* Nicolas Grosjean
Poeme publié 24 Jan 2008 à 05:14
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24 Jan 2008 à 05:15 Re: L' HISTOIRE DE L'ART DE LA POESIE

michel04

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Pages dans la catégorie « Poétesse »

A

* Louise-Victorine Ackermann
* Anna Akhmatova
* Nazik al-Mala'ika
* Dorothy Allison
* Marie Allo
* Gabrielle Althen
* Isabella Andreini
* Maya Angelou
* Claude Ansgari
* Gloria Anzaldúa
* Céline Arnauld
* Lera Auerbach
* Félicie d'Ayzac

B

* Anne-Marie de Backer
* Luisa Ballesteros Rosas
* Jeanine Baude
* Anne-Marie de Beaufort d'Hautpoul
* Fanny de Beauharnais
* Vizma Belsevica
* Ruth Benedict
* Louise Bertin
* Matilda Betham-Edwards
* Adélaïde-Louise d'Eckmühl de Blocqueville
* Mélanie Bourotte
* Nathalie Brillant
* Andrée Brunin
* Julia de Burgos

C

* Guénane Cade
* Hélène Cadou
* Nicole Cage-Florentiny
* Charlotte Calmis
* Odile Caradec
* Odette Casadesus
* Rosario Castellanos
* Eurydice Reinert Cend
* Andrée Chedid
* Danielle Collobert
* Chantal Couliou
* Sœur Juana Inés de la Cruz
* Véronique Cyr

D

* Chantal Danjou
* Lise Deharme
* Lucie Delarue-Mardrus
* Yanette Delétang-Tardif
* Marcelle Delpastre


D (suite)

* Marceline Desbordes-Valmore
* Catherine Descartes
* Antoinette Des Houlières
* Emily Dickinson
* Heather Dohollau
* Hilda Doolittle
* Béatrice Douvre
* Minou Drouet
* Caroline Dubois
* Adélaïde-Gillette Dufrénoy
* Renée Dunan
* Chantal Dupuy-Dunier
* Guerguina Dvoretzka

E

* Enheduanna
* Émilie Evershed

F

* Ida Faubert
* Veronica Franco
* Katarina Frostenson

G

* Bertha Galeron de Calonne
* Patricia Gavoille
* Rosemonde Gérard
* Katia Granoff
* Christine Guenanten
* Margherita Guidacci
* Pernette du Guillet

H

* Marilyn Hacker
* Joumana Haddad
* Irène Hamoir
* Helga M. Novak
* Homa Sayar
* Siri Hustvedt

J

* Jórunn skáldmær

K

* Émilienne Kerhoas
* Meena Keshwar Kamal
* Vénus Khoury-Ghata
* Marie Krysinska

L

* Louise Labé
* Josée Lapeyrère
* Nicole Laurent-Catrice
* Jane de La Vaudère
* Emma Lazarus
* Emmanuelle Le Cam
* Annie Le Brun
* Anne-José Lemonnier
* Charlotte Lennox
* Rosalie Lessard


L (suite)

* Audre Lorde
* Kristina Lugn

M

* Joyce Mansour
* Maria Mercè Marçal
* Marie de France (poétesse)
* Chiara Matraini
* Blanche Maynadier
* Gabriela Mistral
* Ana María Moix
* Marianne Moore

N

* Marie Nervat

O

* Marguerite d'Oingt

P

* Dorothy Parker
* Catherine de Parthenay
* Colette Peignot
* Valentine Penrose
* Cristina Peri Rossi
* Christine de Pisan
* Sylvia Plath
* Marie-Louise-Françoise de Pont-Wullyamoz
* Gisèle Prassinos
* Faltonia Betitia Proba

R

* Adrienne Rich
* Marie de Romieu
* Christina Rossetti
* Roswitha
* Valérie Rouzeau

S

* Nelly Sachs
* Vita Sackville-West
* Lucia Sanchez Saornil
* Sappho
* Cécile Sauvage
* Anne Sexton
* Ntozake Shange
* Sabine Sicaud
* Louisa Siefert
* Gabrielle Soumet
* Gertrude Stein
* Steinunn Refsdóttir
* Wisława Szymborska

T

* Constance de Théis
* Marina Tsvetaïeva

V

* Angèle Vannier
* Anna Visscher
* Renée Vivien
Poeme publié 24 Jan 2008 à 05:15
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24 Jan 2008 à 05:20 Re: L' HISTOIRE DE L'ART DE LA POESIE

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Histoire de la poésie française
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La poésie française constitue une part importante de la littérature française depuis les origines de la langue à l’époque carolingienne jusqu’à aujourd’hui. L’histoire littéraire, toujours en évolution, suit par commodité la succession des siècles et retient plus particulièrement certains courants artistiques et certains créateurs aux œuvres marquantes mais les poètes ont été nombreux à toutes les époques. Par ailleurs, la poésie française montre une grande variété formelle et thématique en privilégiant traditionnellement l’art des vers qui s’est établi peu à peu avant d’être contesté et rejeté dans le premier quart du XXe siècle.
Sommaire
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* 1 La poésie médiévale
o 1.1 Les chansons de geste
o 1.2 La poésie courtoise
o 1.3 La poésie aux XIVe et XVe siècles
* 2 La poésie du XVIe siècle
o 2.1 La poésie lyrique
o 2.2 La poésie engagée
o 2.3 Autres personnalités
* 3 La poésie du XVIIe siècle
o 3.1 La poésie baroque
o 3.2 La poésie classique
* 4 La poésie du XVIIIe siècle
* 5 La poésie du XIXe siècle
o 5.1 Le romantisme
o 5.2 Le Parnasse
o 5.3 Charles Baudelaire
o 5.4 Les poètes de la fin du siècle
* 6 La poésie du XXe siècle
o 6.1 Les héritiers
o 6.2 Les novateurs
o 6.3 Les individualités
o 6.4 La poésie-chanson
* 7 Liens

La poésie médiévale [modifier]

Les chansons de geste [modifier]

La geste ou chanson de geste désigne un récit versifié (un long poème) en décasyllabes ou, plus tardivement, en alexandrins, assonancés regroupés en laisses (longues strophes de taille variable) relatant des épopées légendaires héroïques mettant en scène les exploits guerriers de rois ou de chevaliers, remontant aux siècles antérieurs. La geste, du latin gesta, est ici à comprendre comme « action d’éclat accomplie ».

Ce type de récit apparaît à l’aube de la littérature française, vers la fin du XIe siècle (elles sont chantées entre 1050 et 1150). Les dernières ont été produites au cours du XVe siècle. Les chansons de geste sont caractéristiques de la littérature médiévale et prennent la suite des grandes épopées de l’Antiquité. Elles sont rédigées en ancien français. Elles diffèrent d’un autre grand genre littéraire médiéval : la poésie lyrique, dont la langue cette fois-ci est l’occitan.

Souvent anonyme, son auteur est un trouvère, qui la destinait à être chantée et accompagnée musicalement, devant un public large, populaire ou noble. Quelques exemples : La Chanson de Roland, XIe Le Couronnement de Louis, 1137 environ Charroi de Nîmes Raoul de Cambrai, XIIe

La poésie courtoise [modifier]

Les poésies lyriques au Moyen Âge sont de véritables chansons : leurs strophes correspondent à une phrase musicale et un refrain est toujours présent. Leur rythme chantant est défini par l’accompagnement obligatoire d’une mélodie. Les origines de la poésie lyrique peuvent être recherchées dans les chants populaires et les danses. L’influence de la culture arabe se fait sentir également.

La poésie médiévale représentative de la littérature courtoise atteint son sommet dans l’art des troubadours. Le Midi, où l’économie est plus développée que dans les provinces du Nord et où la vie quotidienne est moins belliqueuse, se rend plus propice à l’art qui chante l’amour et le printemps. L’influence de cette poésie se traduit dans la langue d'oïl pendant la deuxième moitié du XIIe siècle.

Les genres poétiques sont : la chanson de toile que les dames chantent quand elles tissent et brodent, la chanson de croisade, la pastourelle où l’on voit des seigneurs courtiser des bergères, le jeu parti représentant un débat sur l’amour. Deux thèmes s’y succèdent : l’amour et la nature.

Plus spontanées et naturelles au début, en général, les poésies évoluent vers des formes fixes: la ballade, le chant royal, le rondeau, le virelai. L’idée commence à se dissimuler sous les symboles, l’allégorie, l’érudition, qui viennent souvent à la place du sentiment. Dès la fin du XIVe siècle le souci de perfection technique prend le dessus et la poésie devient un exercice de rhétorique ou un divertissement de société. Cherchant à répondre à l’idéal aristocratique, la poésie courtoise aboutit finalement au maniérisme.

* Les troubadours :
o Guillaume IX, comte de Poitiers et duc d’Aquitaine,
o Jaufré Rudel,
o Bernard de Ventadour,
o Bertrand de Born ;
* Les trouvères :
o Conon de Béthune,
o Gui II, châtelain de Coucy,
o Blondel de Nesle,
o Gace Brulé,
o Jean Bodel,
o Thibaut IV de Champagne,
o Adam de la Halle, dit Adam li Boçus,
o Jean Renaut
o Rutebeuf,
o Colin Muset.

La poésie aux XIVe et XVe siècles [modifier]

Apparition de genres lyriques nouveaux : rondeaux, lais, virelais, ballades, chants royaux.

Principaux poètes :

* Rutebeuf (précurseur XIIIe siècle)
* Guillaume de Machaut ;
* Jean Froissart ;
* Eustache Deschamps ;
* Christine de Pisan ;
* Alain Chartier ;
* Charles d'Orléans ;
* François Villon.

La poésie du XVIe siècle [modifier]
Ronsard
du Bellay

La poésie lyrique [modifier]

La poésie lyrique occupe de loin la première place avec le rôle majeur joué par La Pléïade, un groupe de poètes humanistes qui veulent égaler les auteurs latins en versifiant en français. Il réunit sept personnes : Ronsard, Du Bellay, Jean Dorat (leur professeur de grec), Rémi Belleau (lequel remplaça, en 1554, Jean de La Péruse, décédé), Étienne Jodelle, Pontus de Tyard et Jean Antoine de Baïf.

En 1549 le manifeste Défense et illustration de la langue française est publié. Il proclame avec enthousiasme les principes esthétiques d’un groupe d’humanistes, la Pléiade. Ils sont nouveaux par rapport au Moyen Âge : enrichissement de la langue poétique nationale par des emprunts aux dialectes ou aux langues antiques et étrangères ou bien par la création de mots nouveaux ; imitation des Anciens et des Italiens ; conception du poète comme un démiurge et de la poésie comme un art sacré. Les humanistes de la humaniste défendent la poésie du latin et veulent l’illustrer par des genres imités ou empruntés. L’imitation et les emprunts sont conçus à l’époque comme un moyen de dérober les secrets des étrangers pour créer une poésie française infiniment plus belle.

Le chef incontestable de ce groupe est Pierre de Ronsard (1524-1586). Poète de cour, il connaît la gloire de son vivant. Il pratique quatre grandes formes : l’ode, le sonnet, l’hymne, le discours. Ses premières œuvres sont marquées par l’imitation des poètes antiques et italiens, mais son imagination et sa sensibilité prennent le dessus pour les imprégner d’un lyrisme personnel. Il fait l’éloge de la beauté physique et de la perfection morale de quelques personnages féminins, devenus célèbres grâce à la puissance évocatrice de ses images : Cassandre, Marie, Hélène. Recueils lyriques principaux : Odes (1550-1552), les Amours de Cassandre (1552), Les Amours de Marie (1555), Sonnets pour Hélène (1578).

Le poète Joachim du Bellay (1522-1560), auteur du manifeste Défense et Illustration de la langue française, fait preuve d’un lyrisme profond et vrai. Il se traduit à travers quelques thèmes : la force destructrice du temps, la beauté et la gloire du passé, la nostalgie pour son pays et l’admiration de la nature. La sincérité est le trait caractéristique de sa poésie qu’illustrent les Antiquités de Rome et les Regrets (1558).

La poésie engagée [modifier]

La poésie engagée et philosophique, moins proche de nous, tient cependant une place notable à l’époque. Les prises de position religieuse au milieu des conflits de la seconde moitié du siècle se retrouvent dans des poèmes aux accents graves, à la fois tragiques et épiques comme dans les Hymnes (1555-1556), Discours sur les misères de ce temps (1562), ou La Franciade inachevé (1572), œuvres de Ronsard le partisan catholique ou Les Tragiques du combattant protestant Théodore Agrippa d'Aubigné (1552-1630).

Autres personnalités [modifier]

Des poètes de moindre importance ont également participé à ce renouveau de l’expression poétique au XVIe siècle, à commencer par Clément Marot (1496-1544) qui s’inspire de la tradition du Moyen Âge avant de développe un art plus personnel, fait de lyrisme et de religiosité. Les poèmes de Maurice Scève (1501?-1564?) et Louise Labé (1524-1566) chantent quant à eux les sentiments amoureux avec beaucoup de sensibilité et de maîtrise de l’art poétique.

La poésie du XVIIe siècle [modifier]

La poésie baroque [modifier]

Elle affirme quelques principes communs : goût de la sensualité, des extrêmes, de l’ornementation, du langage à effets. Les poètes notable de l'âge baroque sont Théophile de Viau, Pierre de Marbeuf et Saint-Amant.

La poésie classique [modifier]

François Malherbe codifie au début du siècle les règles de la versification et est salué par Boileau qui brille dans la poésie d’idées avec son Art poétique ou ses Satires. Une œuvre singulière : Les Fables de La Fontaine
Jean de La Fontaine
Jean de La Fontaine

A travers un genre à part mineur et non codifié, La Fontaine (1621-1695) s’inspire, comme les autres classiques, dans ses fables, des Anciens mais aussi du folklore français et étranger. Il imite ses maîtres avec une grande liberté. Tout comme les personnages de Molière, ses personnages représentent toutes les couches sociales. En moraliste La Fontaine dépeint toute la société française de la seconde moitié du siècle. La recherche du bonheur, l’homme et le pouvoir sont les deux thèmes chers à La Fontaine qu’on retrouve dans ses «Fables» (1668-1696). La fable qui était avant La Fontaine, un genre bref où l’anecdote se hâtait vers la morale, devient chez lui une ample comédie où tout est mis à sa place: le décor, les personnages, le dialogue.

La poésie du XVIIIe siècle [modifier]
André Chénier.
André Chénier.

Si la forme versifiée est utilisée avec habileté par Voltaire dans son Poème sur le désastre de Lisbonne ou dans le Mondain, la poésie, au sens commun du terme, ne se libère pas des influences du classicisme et l’histoire littéraire ne retient que quelques noms comme ceux de Jacques Delille (1738-1813) (les Jardins, 1782) ou Évariste Parny (1753-1814) (Élégies, 1784) qui préparent modestement le romantisme en cultivant une certaine sensibilité à la nature et au temps qui passe. Gilbert et Clinchamp ont laissé une image de de poètes maudits, mais c’est essentiellement André Chénier (1762-1794) qui réussit une poésie expressive comme dans le poème célèbre de la Jeune Tarentine ou celui de la Jeune Captive (son œuvre ne sera publiée qu’en 1819, bien après sa mort tragique lors de la Terreur).

On mentionnera aussi Fabre d'Églantine pour ses chansons (Il pleut bergère) et sa participation « poétique » au calendrier révolutionnaire.

La poésie du XIXe siècle [modifier]
Lamartine
Lamartine

Le romantisme [modifier]

Le romantisme nourrit toute la première moitié du XIXe siècle et pour la poésie plus précisément les années 1820- 1850 : par convention, des Méditations poétiques de Lamartine, en 1820, aux Contemplations de Victor Hugo en 1856. Ce mouvement esthétique européen fait une place toute particulière au lyrisme et à l’effusion du moi avec un goût marqué pour la mélancolie : les poètes vont donc exprimer leur mal de vivre et leurs souffrances affectives en méditant sur la mort, sur Dieu, sur l’amour et la fuite du temps, sur la nature et sur la gloire, et au delà de ces thèmes lyriques traditionnels sur la fonction du poète (Hugo) et sur une perception plus originale du fantastique avec Nerval, Nodier ou Aloysius Bertrand.

Au delà des thèmes pas toujours novateurs, les poètes romantiques revendiqueront un assouplissement de l’expression versifiée à la recherche d’une plus grande musicalité et de quelques audaces dans les mots et dans les images, chez Victor Hugo en particulier.

Cette recherche de nouveauté se concrétisera aussi par l'« invention » du poème en prose par Aloysius Bertrand (1807-1841) dans Gaspard de la nuit, publié en 1842 après sa mort, où il nous fait entrer dans un monde onirique, et qui initie une forme que reprendront plus tard Baudelaire et Rimbaud.

Poésie de la sensibilité et d’une certaine musicalité, la poésie romantique se plaît dans des poèmes plutôt longs que la génération suivante trouvera pesante, oratoire, bavarde et convenue (Rimbaud parlera de « la forme vieille »), avec des exceptions notoires comme Nerval (1808-1855) et son recueil des Chimères (1854) ; certains poèmes de cette période constituent cependant des pièces de référence qui touchent encore le lecteur d’aujourd’hui.

Mentionnons les œuvres principales de cette époque romantique marquée par une création abondante :
Vigny
Vigny

- Alphonse de Lamartine (1790-1869) : l’initiateur, lyrique et religieux. Recueil : Méditations poétiques (1820) (poèmes : Le Lac - Le Vallon...) - Harmonies Poétiques et Religieuses (1830).

- Alfred de Musset (1810-1857) sensible et émouvant : les Nuits (1835-1837).

- Alfred de Vigny (1797-1863), métaphysique et sombre : les Destinées (1864) (poèmes : Le Cor - Moïse - La Mort du Loup - La Maison du Berger..).

- Victor Hugo (1802-1885) qui domine le siècle avec sa poésie multiforme, lyrique, épique, satirique et engagée, sociale, métaphysique et philosophique… Recueils : Les Orientales (1829) (poème : Les Djinns) - Les Feuilles d'automne (1831) (Ce siècle avait deux ans…) - Les Chants du Crépuscule (1835) (Les Semailles) - Les Voix intérieures (1837) (À Eugène, vicomte H.) - Les Rayons et les Ombres (1840) (Fonction du poète - Tristesse d’Olympio - Oceano Nox…) - Les Châtiments (1853) (O Soldats de l’an deux ! - Souvenir de la nuit du 4 - L’expiation : Il neigeait…/Waterloo) - Les Contemplations (1856) (« Demain, dès l'aube... » - À Villequier - Le Mendiant - Ce que dit la bouche d'ombre) - La Légende des siècles (1859-1883) (La conscience : Caïn - Booz endormi - L'aigle du casque - Les Pauvres gens).
Nerval
Nerval

- Gérard de Nerval (1808 – 1855), dense et mystérieux : Les Chimères (1852) (El desdichado)

Le Parnasse [modifier]

En réaction contre l’effusion égocentrique du romantisme, un mouvement se fait jour qui veut recentrer la poésie sur le travail formel du poète et développe une théorie de « l’art pour l’art ». Cette école, héritière de Théophile Gautier, est représentée surtout par Leconte de Lisle (1818-1894) avec ses Poèmes antiques (1852 - 1874) et ses 'Poèmes barbares (1862-1878), et Théodore de Banville (1823-1891) (Odelettes - Odes Funambulesques en 1857 et animation de la revue du Parnasse contemporain).

L’influence de ce mouvement n’est pas à négligée : la densité et l’expressivité seront retenues par les poètes suivants et c’est d’ailleurs à Théophile Gautier que Baudelaire dédiera Les Fleurs du mal et à Théodore de Banville que le jeune Rimbaud écrira en 1870. Le recueil tardif des Trophées de José-Maria de Heredia en 1893 témoigne aussi de la pérennité de l’approche parnassienne, symbolisée par la forme contraignante du sonnet.
Baudelaire
Baudelaire

Charles Baudelaire [modifier]

Charles Baudelaire (1821-1867) est l’un des poètes majeurs du XIXe siècle. Associant le souci formel des poèmes courts (ou plutôt courts) et le réalisme (Une charogne – Tableaux parisiens…) à l’expression d’une angoisse existentielle partagée entre le Spleen et l’Idéal (Harmonie du soir – La cloche fêlée – La Mort des pauvres, il a su réussir une « alchimie poétique » exemplaire en extrayant Les Fleurs du mal dans son recueil publié en 1857 (condamné partiellement pour outrage aux bonnes mœurs) qui contient ce vers révélateur : « Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or ». Poète du monde réel et de la beauté, du bonheur et de la souffrance, de la morbidité et du péché, il a en grande partie fondé le type du poète tourmenté et inadapté au monde. Baudelaire a également donné au poème en prose sa notoriété avec ses Petits poèmes en prose (Le port – Un hémisphère dans une chevelure…).

Les poètes de la fin du siècle [modifier]
Rimbaud
Rimbaud
Verlaine et Rimbaud
Verlaine et Rimbaud

- Les figures de Verlaine (1844-1896) et de Rimbaud (1854-1891) prolongent le type du poète maudit par leurs vies hors des normes sociales. Si Arthur Rimbaud (Une saison en enfer ; Illuminations) reste comme le « voleur de feu », le voyant et l’aventurier éphémère de la poésie avec ses fulgurances et ses révoltes, Paul Verlaine, avec une œuvre plus longue, est associé à la musicalité, au lyrisme mélancolique et à une sorte d’impressionnisme avec son art de la nuance, « Sans rien en lui qui pèse ou qui pose ». (Poèmes saturniens – Les Fêtes galantes – Sagesse…). On peut leur adjoindre Lautréamont (1846-1870) qui laisse inachevé Les Chants de Maldoror, prose flamboyante de révolte contre Dieu et la société que découvriront les surréalistes.
Mallarmé
Mallarmé

- Mallarmé (1842-1898) recherche quant à lui le raffinement et la concision parfois hermétique dans une œuvre rare (L'Après-midi d'un faune ; Un coup de dés jamais n'abolira le hasard ; Poésies, regroupement posthume) qui influencera Paul Valéry.

- Les années 1880 voient s’affirmer des courants aux contours incertains comme le décadentisme et le symbolisme qui ont en commun l’éclatement de la forme poétique avec l’utilisation du vers libre et le refus du prosaïsme au bénéfice de la suggestion avec un goût pour le raffinement et l’irrationnel. On peut citer les noms de Jean Moréas, Henri de Régnier, Albert Samain, Georges Rodenbach… Notons aussi pour leur fantaisie Charles Cros et Jules Laforgue, qui ne sont parfois pas si loin des chansons d’Aristide Bruant, lui-même lointain successeur de Béranger.

La poésie du XXe siècle [modifier]

La poésie française du XXe siècle est à la fois héritière et novatrice dans ses thèmes comme dans sa forme avec une nette prédilection pour le vers libre, mais elle semble en déclin ou du moins déplacée dans le domaine plus incertain de la chanson.

Les héritiers [modifier]
Emile Verhaeren
Emile Verhaeren

Le début du siècle montre une grande diversité avec les héritages du siècle précédent, qu’il s’agisse de la continuité du mouvement symboliste et décadentiste avec Sully Prudhomme, Saint-Pol-Roux, Anna de Noailles et certains aspects d’Apollinaire, de la lignée de la cérébralité et du travail formel mallarméen avec Paul Valéry (Charmes, 1929), ou encore de la libération des thèmes nouveaux comme l’humilité du quotidien avec Francis Jammes (Les Géorgiques chrétiennes, 1912) ou Paul Fort (Ballades françaises, 1922-1951) et l’ouverture au monde moderne avec Émile Verhaeren (Les villes tentaculaires, 1895 ; Toute la Flandre, 1904-1911).
Charles Péguy
Charles Péguy

Dans les mêmes années, des voix singulières se font entendre avec ceux qu’on a appelé « les Poètes de Dieu » comme Charles Péguy avec son inspiration patriotique et religieuse et la force d’une poésie simple (Jeanne d’Arc, 1897 - Tapisserie d’Ève, 1913), ou Paul Claudel avec sa quête spirituelle exprimée à travers l’ampleur du verset (Connaissance de l'Est (1896) Cinq Grandes Odes, 1904 - 1908 - 1910).

Les novateurs [modifier]
Calligramme
Calligramme
Apollinaire
Apollinaire
Max Jacob
Max Jacob

C’est aussi le temps des « découvreurs » comme Blaise Cendrars (Les Pâques à New York, 1912 - La Prose du Transsibérien, 1913), Guillaume Apollinaire (Alcools, 1913 - Calligrammes, 1918), Victor Segalen (Stèles, 1912), Max Jacob (Le cornet à dés, 1917), Saint-John Perse (Éloges, 1911 – Anabase, 1924, avec une œuvre prolongée dans la durée par exemple Amers en 1957) ou Pierre Reverdy (Plupart du temps, 1945, regroupement des poèmes de 1915-1922) qui explorent « l’Esprit nouveau » en recherchant la présence de la modernité et du quotidien (la rue, le voyage, la technique) et l’éclatement de la forme (disparition de la rime, de la ponctuation, du vers métré et audaces stylistiques exploitant l’expressivité des images, les ressources du rythme et des sonorités...). Ils préfigurent des recherches plus systématisées comme celle du Dadaïsme de Tristan Tzara et après lui du Surréalisme qui confie à la poésie l’exploration de l’inconscient en utilisant des dérèglements rimbaldiens et en bousculant les « assis ». L’écriture automatique apparaît également, dans un même objectif. Les poètes majeurs de cette mouvance surréaliste sont André Breton, le théoricien du mouvement avec le Manifeste du surréalisme en 1924, Paul Éluard (Capitale de la douleur, 1926), Louis Aragon (Mouvement perpétuel, 1925), Robert Desnos (Corps et biens, 1930), Philippe Soupault (Les Champs magnétiques, 1920, en collaboration avec André Breton) ou Benjamin Péret (le Grand Jeu, 1928), auxquels on peut associer des peintres comme Dali, Ernst, Magritte ou Miró.

Des dissidences apparaissent assez vite dans le groupe en particulier à propos de l’adhésion au communisme, et les violences de l’Histoire comme l’Occupation de la France vont amener de nombreux poètes à renouveler leur inspiration en participant à la Résistance et à publier clandestinement des textes engagés. C’est le cas de Louis Aragon (Les Yeux d'Elsa, 1942 - La Diane française, 1944), de Paul Éluard (Poésie et vérité, 1942 ; Au rendez-vous allemand, 1944), de René Char (Feuillets d'Hypnos, 1946) ou de René-Guy Cadou (Pleine Poitrine, 1946). Les poètes ne seront pas épargnés par l’extermination nazie : Robert Desnos mourra dans un camp allemand et Max Jacob dans le camp de Drancy.

Les individualités [modifier]
Jean Cocteau
Jean Cocteau
Culture africaine
Culture africaine

Cependant, des individualités produiront des œuvres qui feront apparaître des approches différentes avec l’onirisme touche à tout de Jean Cocteau (Plain-Chant, 1923), les recherches d’expressivité d’Henri Michaux (Ailleurs, 1948), le jeu verbal repris par Jacques Prévert, poète du quotidien et des opprimés (Paroles, 1946-1949) ou par Francis Ponge (Le Parti pris des choses, 1942) à la recherche d’une poésie en prose descriptive. Tous traduisent des émotions et des sensations dans la célébration du monde avec Jules Supervielle (Oublieuse mémoire, 1948) ou Yves Bonnefoy (Pierre écrite, 1965), célébration renouvelée par des voix venues d’ailleurs comme celle d’Aimé Césaire, l’Antillais (Cahier d'un retour au pays natal, 1939 – 1960), de Léopold Sédar Senghor (Chants d’ombre, 1945) ou de Birago Diop (Leurres et lueurs, 1960) qui chantent l’Afrique.

La poésie-chanson [modifier]

La diffusion de plus en plus massive des disques va fortement participer à un genre nouveau, la poésie-chanson qu’illustrent dans les années 1950-70 Boris Vian, Léo Ferré, Georges Brassens ou Jacques Brel. L’importance de leurs successeurs est bien délicate à établir tant ils sont nombreux, avec des auditoires très variables et des effets de modes comme le folk song, le rap ou le slam ...

L’époque moderne est également marquée par diverses avant-gardes et des créations de poésie expérimentale.
Poeme publié 24 Jan 2008 à 05:20
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24 Jan 2008 à 05:21 Re: L' HISTOIRE DE L'ART DE LA POESIE

michel04

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Art poétique
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L'art poétique est la conception que se fait une personne ou un groupe de personnes de l'écriture de la poésie, à une époque donnée. Dans une même culture, cette conception varie en fonction de l'évolution historique et sociale. L' Art poétique de Boileau, à l' Art poétique d'Horace sont des exemples d'arts poétiques

Un art poétique est en général un ensemble de règles dont la finalité serait de produire la beauté.
Sommaire
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* 1 Histoire des arts poétiques
* 2 Types poétiques
* 3 Bibliographie
* 4 Voir aussi
* 5 Liens

Histoire des arts poétiques [modifier]

Du Moyen Âge à l'époque dite « classique », la poésie a toujours été soumise à un art de dire qui avait pour objet de trouver le beau mesuré selon la rigueur de la soumission à la règle poétique, bien entendu, mais aussi à la règle sociale. Le poète fut tour à tour le protégé du seigneur, du prince ou du roi. Le XVIIIe siècle ne pensa pas que les Lumières pussent venir de la poésie et la négligea, même si Géraud Valet de Réganhac publia une traduction en prose et en vers français de l' Art poétique d'Horace.

Les bouleversements politiques et sociaux qui eurent lieu à la fin du XVIIIe siècle et tout au long du XIXe siècle, l'avènement de la société industrielle ont suscité une mise en question radicale de l'homme, qui éprouva soudain un doute vis-à-vis du monde et de lui-même. Le principe de l'unité éclata et la poésie rendit compte de cet éclatement. Les romantiques ont lancé le premier cri d'alarme pour dénoncer les contraintes d'un art qui ne pouvait plus satisfaire l'expression de la multiplicité des apparences découvertes. Mais ils restèrent encore soumis à la loi du vers, au régime du genre.

Dans la seconde partie du XIXe siècle, un phénomène nouveau se fait jour: le vers régulier disparaît. Lautréamont donne une œuvre inclassable qu'il intitule Chants. Rimbaud écrit une série de textes qu'il rassemble sous le titre de Une saison en enfer. C'est tout à la fois un poème, une confession, une contestation, une réflexion, une critique. Désormais, les poètes ne recherchent plus les thèmes dits « poétiques » (l'amour, la mer, la mort, etc.) ou bien encore à correspondre à une règle formelle. « Il faut être absolument moderne », déclare Rimbaud.

Charles Baudelaire réfléchit sur cet art poétique nouveau, dont il est l'un des premiers théoriciens: « La modernité c'est le transitoire, le fugitif, le contingent (...) ». C'est le quotidien transfiguré par le regard ou pris tel quel dans un discours qui ferait « éclater le discours ordinaire » (Jean-Claude Renard). D'une part, le laid peut être beau et tout devient passible de poésie. D'autre part, le poète n'est plus rivé au savoir-faire; il est tout à la fois producteur et produit du monde qui l'entoure. « Écrire, c'est plus que connaître analytiquement : c'est refaire » (Francis Ponge). L'écrivain va donc chercher à s'approprier de nouvelles techniques. Rimbaud veut « inventer [...] de nouvelles langues ». Lautréamont est à la recherche d'une « poétique future ». C'est ainsi que le langage devient une arme. Le poète s'efforce de trouver un « langage qui coupe la respiration, qui racle, raille, tranche. Une armée de sabres. Un langage de lames exactes [...] poignards infatigables, éclatants, méthodiques » (Octavio Paz). Pour l'acquérir, il reconsidère en premier lieu les mots. Il ne peut, en effet, promouvoir un monde nouveau avec des mots usés qui ont perdu toute signification. Le sens premier de ces mots doit être retrouvé pour produire ce que Pierre Reverdy appelle « un effet effervescent », provoquant sur le lecteur un choc. Le poète doit oublier le sens commun déformé par l'usage pour retrouver celui qui s'écarte le moins possible de ce qu'il nomme.

Pourtant, il est sûr, comme le dit Georges Ribemont-Dessaignes, qu'« on ne mange pas le mot pain, qu'on ne boit pas le mot vin ». Le mot ne devient ce qu'il nomme qu'au prix d'un pari incroyable que le poète s'efforce de tenir à tout instant: « Confondons, confondons sans vergogne la Seine et le livre qu'elle doit devenir » (Francis Ponge). L'échec semble alors le lot du poète: « Ce n'est pas sous cette forme-là que je pouvais dire ce que je croyais avoir à dire, ce que j'aurais tant aimé dire; sous cette forme-là, je ne pouvais dire que ce que je n'avais pas à dire, que j'aurais tant aimé ne jamais dire » (Reverdy).

Mais le poète n'est pas toujours attaché à la difficulté d'écrire. Il la résout dans l'oubli des mots, qui alors se forment et s'assemblent d'eux-mêmes ; ils produisent des images dans lesquelles ils proposent une réalité jamais vue, toutes les combinaisons étant possibles depuis que Lautréamont a pu dire: « Beau comme [...] la rencontre fortuite, sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie.» Dans l'image, il n'est plus de contraintes ; la liberté peut s'exercer sans entraves.

L'efficacité de l'image surréaliste tient dans son extrême concentration, dans l'exactitude de sa forme.

« L'image réconcilie les contraires, mais cette réconciliation ne peut être expliquée par des mots - sinon ceux de l'image, qui ont cessé d'être des mots. L'image est ainsi un recours désespéré contre le silence qui nous envahit chaque fois que nous tentons d'exprimer la terrible expérience de ce qui nous entoure et de nous-mêmes (…) Tel est le sens ultime de l'image : elle-même » (Octavio Paz).

Pour André Breton, l'écriture automatique (dictée intérieure, automatisme de l'inconscient) reste une exigence : elle doit fonctionner comme machine de guerre contre l'esthétique bourgeoise, contre le travail volontaire et réglé du poète. Au cours de l'évolution historique du mouvement surréaliste, certains (Louis Aragon, Paul Éluard), nostalgiques des formes traditionnelles du travail poétique, se sont écartés de la pratique stricte de l'écriture automatique.

Dans le monde occidental, l'art poétique a connu une évolution semblable à celle de la peinture. Jusqu'au XIXe siècle, la fonction de la peinture était principalement de représenter le monde, en conformité avec la théorie de la mimésis, inspirée d'Aristote. L'invention de la photographie a retiré à la peinture son rôle utilitaire. Les peintres abandonnent alors peu à peu la référence à une réalité extérieure : les impressionnistes décomposent la lumière ; les cubistes déconstruisent l'espace ; les abstraits représentent l'acte même de peindre, faisant de la peinture le seul sujet. Ainsi de la poésie : à l'époque romantique, elle cesse peu à peu de chercher son but ailleurs qu'en elle-même jusqu'à devenir « poésie pure ». Dès lors, elle n'a plus d'autre visée que celle de constituer un langage poétique. Paul Valéry, en commentant le travail de Stéphane Mallarmé, explique cette évolution : « Il avait compris de fort bonne heure que le Fait poétique n'est autre que le langage même, et se confond avec lui …» (Variété)

Types poétiques [modifier]

* acrostiche : Petite poésie où chaque vers commence par une des lettres du nom de la personne à laquelle on la destine(parfois aussi du sujet de la poésie)
* Alexandrin (forme du vers)
* Ballade : Poème de 28 ou 35 vers, composé de 3 grandes strophes égales et symétriques (huitain ou dizains) et d'une quatrième plus courte (quatrain ou quintil) qui sert de dédicace, d'où son nom d'"envoi" et son début habituel "prince..."; les strophes ou couplet
* Fu : Type de poème chinois
* Haïku : 17 syllabes, Japon
* Limerick, forme de poème anglais
* Pantoum
* Senryū : 17 syllabes, Japon
* Sonnet
* sonnet reflété
Poeme publié 24 Jan 2008 à 05:21
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24 Jan 2008 à 05:22 Re: L' HISTOIRE DE L'ART DE LA POESIE

michel04

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Poésie sonore
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La poésie sonore est une forme de composition littéraire ou musicale dans laquelle l'aspect phonétique de la parole humaine est mis en avant aux dépens des valeurs sémantiques et syntaxiques plus conventionnelles; des "vers sans mots". Par définition, la poésie sonore est conçue essentiellement pour être récitée.
Sommaire
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* 1 Origine
* 2 Le milieu du XXème siècle
* 3 La fin du XXème siècle
* 4 Références
* 5 Bibliographie
* 6 Liens externes

Origine [modifier]

Bien qu'il soit parfois discuté que les racines de la poésie sonore se trouvent dans les traditions orales, l'écriture de textes purement sonores qui réduisent les rôles de la signification et de la structure est un phénomène du 20e siècle. Parmi les premiers exemples figurent "Zang Tumb Tumb" de F. T. Marinetti en 1914 et un morceau récité par Hugo Ball lors d'une lecture au Cabaret Voltaire en 1915:

"J'ai créé une nouvelle espèce de vers, des 'vers sans mots', ou poèmes sonores... J'ai récité ceci:

gadji beri bimba
glandridi lauli lonni cadori..."

(Albright, 2004)

Ursonate (1921-32, "Primal Sonata") de Kurt Schwitters est un exemple parmi les premiers particulièrement connu (En écouter un court extrait - 160kb; (en)plus d'infos)

Le milieu du XXème siècle [modifier]

Durant les années 1950, en France va se développer deux recherches fondamentales au niveau de la poésie sonore. D'une part il y aura une approche liée aux technologies et à l'enregistrement et au travail sur bande. Cette démarche a été permise par l'apparition progressive des bandes magnétiques, notamment des 'Revox. Les deux représentants de cette poésie sonore sont surtout Bernard Heidsieck[1] et Henri Chopin[2]. Parallèlement, il y aura une démarche ne travaillant qu'avec la voix et la lecture, plus proche du corps et de son intensité première. François Dufrêne[3] en est l'un des représentants marquants, ainsi dans les années 1960 aux Etats-Unis Bob Cobbing[4].

La poète Edith Sitwell inventa le terme poésie abstraite pour décrire quelques uns de ses propres poèmes possédant davantage de qualités orales que littéraires, les rendant essentiellement dénués de sens: "Les poèmes dans Façade sont des poèmes abstraits --c'est-à-dire, ils sont des motifs de sons. Ce sont... des exercices de virtuosité d'une technique d'une difficulté extrême, dans le même sens que certaines études de Liszt sont des études de technique transcendentale de la musique." (Sitwell, 1949)

La fin du XXème siècle [modifier]

Alors qu'en France grâce à l'effort des éditions Al Dante est redécouvert la tradition de la poésie sonore, et ceci grâce à l'édition en texte et CD des poésies de Heidsieck, ou bien la réédition de la première revue d'Henri Chopin Où, une nouvelle génération s'intéresse aux possibilités purement sonores.

La nouvelle génération de la poésie sonore peut être elle-même perçue selon plusieurs horizons, toutefois, la plupart de ces recherches utilisent les nouvelles technologies. D'un côté, il y a une voie corporelle, travaillant le souffle et ses amplifications. Ce qui se retrouve entre autres, chez Joachim Montessuis, fondateur du label audio de poésie sonore Erratum en collaboration avec Michel Giroud. De l'autre, on perçoit des créations davantage liées à celles de Bernard Heidsieck, comme chez Anne-James Chaton ou bien Thomas Braichet.
Poeme publié 24 Jan 2008 à 05:22
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24 Jan 2008 à 05:23 Re: L' HISTOIRE DE L'ART DE LA POESIE

michel04

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Édition de la poésie en France
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L'édition de la poésie en France est le fait de certains grands éditeurs : Gallimard, Le Seuil, Flammarion, Seghers (Robert Laffont), Actes Sud..., mais surtout d'une myriade de micro-structures, dont beaucoup sont sous forme associative. Citons : Jacques Brémond, l'Idée Bleue, SOC & FOC, Le Chat qui tousse, l'Atelier de l'Agneau, Donner à voir, Clarisse, l'Épi de seigle, Écho-optique, la Renarde Rouge, La Bartavelle Editeur,... Les revues jouent également un rôle essentiel dans la diffusion des écrits des poètes : Décharge, Rétro-Viseur, Action Poétique, Po&sie... Mais, de plus en plus, lectures publiques et festivals tendent à devenir dans le monde entier les instruments de médiatisation privilégiés de la parole poétique, parmi eux, en France, La Biennale Internationale des Poètes en Val-de-Marne,
Poeme publié 24 Jan 2008 à 05:23
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24 Jan 2008 à 05:48 Re: L' HISTOIRE DE L'ART DE LA POESIE

michel04

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Droit d'auteur
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Le droit d'auteur se décompose en deux parties : Les Droits Moraux et les Droits Patrimoniaux. Juridiquement, il forme une catégorie autonome de droits patrimoniaux, car il n'est ni un droit réel portant sur une chose, ni un droit de créance exercé à l'encontre d'un débiteur.

Le droit anglo-saxon connaît la notion de copyright qui ne recouvre que la part patrimoniale du droit d'auteur (voir infra pour la distinction entre ces deux notions).

Ces droits constituent l'élément essentiel de la propriété littéraire et artistique et scientifique, bien qu'ils soient tout à fait distincts du droit de propriété puisque ce ne sont pas des droits réels. L'usage du terme propriété intellectuelle est né d'une traduction approximative de l'anglais « property » signifiant « bien » et non « propriété ». Selon Edmond Picard, il convient d'utiliser le terme droit intellectuel qui est plus correct du point de vue juridique. Toutefois, bon nombre d'auteurs de doctrine considèrent qu'il s'agit bien d'une forme de propriété, du moins pour ce qui est du droit patrimonial (v. infra).

Cependant, quand il s'agit d'un droit intellectuel qui porte sur une œuvre de l'esprit, le public peut (dans certaines conditions) l'utiliser s'il cite l'auteur. L'auteur a seul le droit d'empêcher toute modification et dérivation de son œuvre.

Le droit d'auteur donne à l'auteur un droit exclusif d'exploitation sur son œuvre. Par exemple, un écrivain a des droits sur ses œuvres littéraires. Il a le monopole d'exploitation de ses œuvres, qui lui permet de négocier la publication de l'œuvre par un éditeur, moyennant rémunération (droits d'auteur). Cette exploitation de son œuvre est l'exercice d'un droit patrimonial car il en tire un profit pécuniaire. En outre, l'auteur détient également un droit moral sur son œuvre, qui est extrapatrimonial, et classé dans la catégorie des droits de la personnalité. Ce droit moral permet à l'auteur de faire respecter son œuvre, par exemple d'en faire interdire la modification.

Il existe deux cas d'entrée dans le domaine public :

* celui des auteurs : une œuvre tombe dans le domaine public lorsque les droits patrimoniaux sont épuisés. C'est le cas, par exemple en droit de l'Union européenne, 70 ans après la mort de son auteur.

* celui de l'enregistrement : par exemple, en France et en Suisse, l'interprétation d'une œuvre tombe dans le domaine public 50 ans après la première publication de son enregistrement.

Il est donc primordial de se renseigner, car très souvent, les phonogrammes de musique classique sont libres de droits d'auteurs mais restent protégés au niveau des droits des producteurs.
Sommaire
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* 1 Droit d'auteur et Copyright
o 1.1 Principes
+ 1.1.1 Fondements
+ 1.1.2 Champ d'application
o 1.2 Histoire du droit d'auteur en France
+ 1.2.1 Le droit moral
+ 1.2.2 Le droit patrimonial
o 1.3 Les législations sur les droits d'auteur
+ 1.3.1 Droit international
+ 1.3.2 Union Européenne
+ 1.3.3 En France
# 1.3.3.1 Titulaires du droit d’auteur
# 1.3.3.2 Droit moral
# 1.3.3.3 Droit patrimonial
# 1.3.3.4 Durée
+ 1.3.4 En Belgique
# 1.3.4.1 Durée
# 1.3.4.2 Les photographies
+ 1.3.5 Aux États-Unis
+ 1.3.6 Au Canada
o 1.4 Les exceptions au droit d'auteur
+ 1.4.1 Au Canada
+ 1.4.2 En France
+ 1.4.3 Au Royaume-Uni
o 1.5 Les sociétés de gestion des droits d'auteurs
o 1.6 Voir aussi
+ 1.6.1 Liens internes
+ 1.6.2 Références
+ 1.6.3 Liens externes

Droit d'auteur et Copyright [modifier]
Le symbole typographique représentant le mot copyright est le caractère ©, parfois représenté sous la forme (c) ou (C).
Le symbole typographique représentant le mot copyright est le caractère ©, parfois représenté sous la forme (c) ou (C).

Le droit d'auteur concerne la propriété littéraire et artistique et scientifique. La première relève de la famille du droit français, alors que la seconde relève du droit anglo-saxon.

Mais depuis l'adhésion d'une majorité de nations à la Convention de Berne sur le droit d'auteur (signée par 163 pays), cette distinction n'a plus de raison d'être et les deux termes sont donc en partie synonymes.

Le droit d'auteur repose sur l'idée d'un droit personnel de l'auteur ou d'un éditeur, fondé sur une forme d'identité entre l'auteur et sa création. Le droit moral est ainsi constitutif de l'attachement du droit d'auteur à la personne de l'auteur plutôt qu'à l'œuvre : il reconnaît dans l'œuvre l'expression de la personne de l'auteur, et la protège donc au même titre.

La protection du copyright se limite à la sphère stricte de l'œuvre, sans considérer d'attribut moral à l'auteur en relation avec son œuvre, sauf sa paternité ; ce n'est plus l'auteur proprement dit, mais l'ayant droit qui détermine les modalités de l'utilisation d'une œuvre.

Principes [modifier]

Fondements [modifier]

Les fondements du droit d'auteur sont traditionnellement présentés comme issus d'une approche naturaliste. Celle-ci se démembre en deux courants : la conception fondée sur le travail, dérivée des travaux de John Locke, la théorie de la personnalité d'autre part, dérivée des écrits de Kant et d'Hegel. Tout comme le droit de la propriété intellectuelle dont il procède, le droit d'auteur est fondé sur la conception lockienne de la propriété. En tant qu'être conscient et pensant, l'Homme est propriétaire de lui-même. Or, par son travail, l'Homme mêle à ce que la nature lui a donné une partie de lui-même. Dès lors, il est propriétaire du résultat de son travail, en tant que celui-ci incorpore une partie de lui-même (Les deux Traités du gouvernement civil (1690), l’Essai sur l'entendement humain (II, 27, 9)). L'idée originale, mêlant la conscience de son auteur à des données de la nature, est donc soumise à la forme la plus pure de la propriété.

Toutefois, cette conception, dont est directement issue la notion de copyright, ne recouvre qu'une partie du droit d'auteur.

La seconde branche de l'approche naturaliste, à savoir, la théorie de la personnalité, appréhende l'œuvre comme une projection de la personnalité de l'auteur. Pour Kant, le lien qui unit le créateur et son œuvre doit être compris comme une partie intégrante de la personnalité de l'auteur. Pour Hegel, c'est la manifestation de volonté de ce dernier, dont le fruit constitue l'œuvre, qui fonde le droit. La théorie de la personnalité met donc singulièrement en relief le rôle du créateur. Elles se présentent donc comme un fondement particulièrement adapté aux conceptions française et allemande du droit d'auteur.

Champ d'application [modifier]

Si la protection du droit d'auteur s'étend aux expressions, elle ne comprend pas les idées, procédures, méthodes de fonctionnement ou concepts mathématiques. Ce principe a été confirmé par l'Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) de l'Organisation Mondiale du Commerce, ainsi que le Traité de l'OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) sur le droit d'auteur.

Le brevet, quant à lui, confère un droit exclusif sur une invention, qui est un produit ou un procédé offrant une nouvelle manière de faire quelque chose ou apportant une nouvelle solution technique à un problème. En ce qui concerne les programmes d'ordinateurs, le principe généralement accepté est que les programmes sont sous protection du droit d'auteur tandis que les appareils qui utilisent les programmes ou les inventions liées aux programmes doivent être protégées par le brevet.

Le logiciel est protégé par le droit d'auteur. La directive européenne du 14 mai 1991 consacre la protection juridique des programmes d'ordinateurs par le droit d'auteur. Cette directive européenne clôt le débat sur le type de protection à adopter pour le logiciel. Les « atermoiements doctrinaux » furent nombreux et longs, mais un certain nombre de décisions convergèrent vers une reconnaissance du logiciel comme œuvre intellectuelle relevant du droit d'auteur. Le logiciel ainsi que le matériel de conception préparatoire, c'est-à-dire l'ensemble des travaux de conception aboutissant au développement d'un programme (à la condition toutefois qu'ils soient de nature à permettre la réalisation d'un programme d'ordinateur à un stade ultérieur) revêtent donc le caractère d'œuvre de l'esprit et bénéficient à ce titre d'une protection fondée sur le droit d'auteur (ce droit d'auteur informatique est nommé aussi direct copyright d'un point de vue international), à la seule condition qu'ils soient originaux, et donc qu'ils portent la marque intellectuelle de leur auteur.

Histoire du droit d'auteur en France [modifier]

Né avec l’imprimerie, le droit d’auteur est une vieille institution. Jusqu’à la Révolution Française, c’était un privilège accordé par le Roi (protection par catégorie), les auteurs publiant dans un système de confrérie (les académies : les auteurs apportent leur œuvre dans un cadre collectif mais n’en sont pas propriétaires). Malgré tout ils ont droit à une rétribution lors de l’utilisation de leur œuvre. Avec la Révolution Française, ils perdent tout.

Sept lois révolutionnaires sont inventées entre 1791-1793 et resteront en vigueur jusqu’en 1957. Entre temps des droits ont été accordés par les tribunaux.

Loi du 11 mars 1957 : c’est la base des droits d’auteur. Innovation créée par rapport à la radio et à la télévision. Elle fixe le travail effectué par les tribunaux auparavant. Loi du 3 juillet 1985 : droits des interprètes et des investisseurs, elle protège aussi les logiciels. Mise en place de licence légale. Loi n° 92-597 du 1er juillet 1992 : code de la propriété intellectuelle.

Loi du 1er août 2006 : Cette loi a été créée à la suite de l’apparition d’Internet et du numérique. Elle découle d’un premier projet de loi de Novembre 2006 mais n’a plus rien à voir avec celui-ci. Elle est créée suite à une pression de l’Assemblée. C’est une loi américaine qui est à la base de tout, issue des problèmes posés par Internet entre 1992 et 1995 : Traité international du droit d’auteur : Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle. Les états s’engagent dans une loi collective : la directive de 2001. En France, en 2004, la loi n’est toujours pas transposée. On y arrive en août 2006 (la France est le dernier pays à avoir transcrit la directive). En plein dans le procès du peer to peer, cette loi est politisée et devient un enjeu droite/gauche. Il y a de nombreux antagonismes dans cette loi.

L'émergence du droit d'auteur est étroitement liée à deux éléments, d'une part l'amélioration des techniques de reproduction des écrits, et d'autre part la constitution de la notion même d'auteur et de l'unité fondamentale de l'auteur et de l'œuvre.

* voir aussi Augustin-Charles Renouard

Le droit moral [modifier]

Le droit moral de l'auteur constitue une notion subjective, liée aux capacités de reproduction des œuvres. Peut-on en effet parler de plagiat quand la reproduction d'un livre implique d'en faire une copie complète à la main ? Cependant, l'existence de la notion de droit moral d'un auteur peut être reliée à l'attribution des œuvres à un auteur bien précis. En ce sens, le droit moral existait déjà dans l'Antiquité, avec l'attribution de L'Iliade à Homère. Toutefois, il faut noter que la notion d'un tel droit n'était pas systématique, et variait en fonction de l'opinion prévalente concernant l'œuvre en tant qu'expression personnelle d'un individu. Ainsi, l'ensemble du corpus des chants grégoriens est anonyme. On peut cependant considérer que la figure de l'auteur comme créateur, et par là même propriétaire de sa création, s'affirme à partir de la fin du Moyen Âge, pour devenir incontournable en Europe à la Renaissance[réf. nécessaire].

Le droit patrimonial [modifier]

Jusqu'au XVIIe siècle, l'essentiel de la création reposait sur le mécénat ou sur les ressources propres des artistes. Avec l'amélioration des techniques de reprographie et la généralisation de l'accès à l'écrit émerge une nouvelle classe d'auteurs dont la capacité à être diffusés dans un premier temps, puis les revenus dans un deuxième temps, sont de plus en plus liés à la capacité à faire un profit sur la vente des livres. Ce profit étant partagé entre l'éditeur et l'auteur, les intérêts des uns et des autres sont, dès le XVIIe siècle en Angleterre, présentés comme solidaires. Cette image de solidarité explique ainsi l'écart existant dès l'origine entre les fondements philosophiques du copyright et la forme juridique que prend ce droit, avec l'éditeur comme intermédiaire incontournable.

Les législations sur les droits d'auteur [modifier]

Toute œuvre intellectuelle appartient à un auteur qui juge souverainement de sa diffusion pendant un temps donné. Pendant cette période, toute copie, toute republication sans le consentement de l'auteur sont interdites. La loi prévoit un certain nombre d'exceptions à l'exercice de ce droit.

Droit international [modifier]

La plupart des États sont signataires de la Convention de Berne, qui définit un certains nombre de standards et de règles communes en matière de droit d'auteur, et notamment une durée de protection minimale de 50 ans post mortem.

Union Européenne [modifier]

Les législations européennes sont harmonisées depuis le 1er juillet 1995, date d'entrée en vigueur de la directive européenne 93/98/CE, qui fixe notamment la durée de protection à 70 ans post mortem. Cette directive a été complétée par les directives 2001/29/CE et 2006/116/EC.

En France [modifier]

Le Code de la propriété intellectuelle (CPI) définit les droits d'auteur. Cette législation se conforme à la directive 2001/29/CE qui harmonise la protection des droits d'auteur dans l'Union européenne. Elle recouvre « toutes les œuvres de l'esprit, quels qu'en soient le genre, la forme d'expression, le mérite ou la destination » (article L.112-1 du Code de la propriété intellectuelle). « L'œuvre est réputée créée, indépendamment de toute divulgation publique, du seul fait de la réalisation, même inachevée, de la conception de l'auteur » (article L.111-2 du CPI). Les droits d'auteur peuvent par exemple concerner des pare-choc de voiture. Par ailleurs, il semblerait que l'on ne puisse interdire le transit sur le territoire français de pièces ne respectant pas le droit d'auteur en France, si elles le respectent dans d'autres pays de l'Union.

L'auteur possède sur sa création deux types de droit :

* les droits moraux,
* les droits patrimoniaux.

Il existe également les droits voisins du droit d'auteur[1] valables environ 50 ans suivant l'année de la première interprétation pour les artistes interprètes.

Titulaires du droit d’auteur [modifier]

La qualité d’auteur appartient, sauf preuve contraire, à celui ou à ceux sous le nom de qui l’œuvre est divulguée. (L113-1 CPI)

Le code de la propriété intellectuelle distingue, en trois catégories d’œuvres, les œuvres faisant appel à une pluralité d’auteurs : (L 113-2 CPI)

* Les œuvres de collaboration: la création de laquelle ont concouru plusieurs personnes physiques.
* Les œuvres composites : l’œuvre nouvelle à laquelle est incorporée une œuvre préexistante sans la collaboration de l’auteur de cette dernière.
* Les œuvres collectives : l’œuvre collective est celle qui est créée sur l’initiative d’une personne physique ou morale, qui l’édite, la publie et la divulgue sous sa direction et son nom, et dans laquelle la contribution personnelle des divers auteurs se fond dans l’ensemble en vue duquel elle est conçue, sans qu’il soit possible d’attribuer à chacun d’eux un droit distinct sur l’ensemble réalisé.

Droit moral [modifier]

Le droit moral vise à protéger « la personnalité » de l'auteur au travers de son œuvre et à respecter celle-ci. Il consiste pour l'auteur au droit au « respect de son nom, de sa qualité, de son œuvre », bref son image, sa notoriété (Art. L. 121-1).

Le droit moral regroupe plusieurs droits, ce qui a conduit parfois la doctrine à parler de « droits moraux » plutôt que de « droit moral » :

* Le droit de divulgation : il permet à l'auteur de décider quand son œuvre est terminée et qu'elle peut être divulguée au public.
* Le droit de paternité : l'auteur a le droit de revendiquer la paternité de son œuvre. Cela se traduit généralement par la mention de l'auteur lors de l'exploitation de l'œuvre.
* Le droit au respect de l'intégrité de l'œuvre : l'auteur peut s'opposer à toutes modifications, déformations ou mutilations de son œuvre (L'application de ce droit est cependant nuancée dans la jurisprudence récente).
* Le droit de retrait et de repentir qui consiste au retrait par l'auteur de son œuvre déjà divulguée de la sphère du marché en contrepartie d'une compensation financière à hauteur du préjudice subi par le diffuseur.
* Le droit à s'opposer à toute atteinte préjudiciable à l'honneur et à la réputation.

Le droit moral est attaché à la personne de l'auteur.

* Il est inaliénable : il n'est donc pas cessible (l'auteur ne peut pas le vendre). En revanche, il est transmissible à sa mort aux héritiers ou à des exécuteurs testamentaires.
* Il est perpétuel.
* Il est imprescriptible.

Droit patrimonial [modifier]

Il existe par ailleurs des droits patrimoniaux, qui eux sont cessibles, et portent sur l'exploitation de l'œuvre.

Dans cette catégorie de droits, on distingue principalement :

* Le droit de reproduction : ce droit comprend la possibilité que l'auteur a d'autoriser la copie de tout ou d'une partie de son œuvre et de fixer les modalités de cette dernière.
* Le droit de représentation : par ce droit, l'auteur peut donner son autorisation à la représentation ou à l'exécution publique de son œuvre. Le caractère public est particulièrement important. Il inclut notamment le droit de présentation publique des artistes plasticiens et des photographes.

Un critère simple permet de distinguer le droit de représentation et le droit de reproduction : la maîtrise du support. Lorsque le destinataire de l'exploitation a la maîtrise du support, on parle de reproduction. Dans le cas contraire, on parle de représentation.

Ainsi sur Internet, le fait de visualiser une page est une représentation, le fait de l'enregistrer sur son disque dur est une reproduction.

On peut également trouver d'autres droits patrimoniaux annexes, tels que le droit de traduction, le droit d'adaptation et le droit de destination.

Ces droits peuvent faire l'objet d'une cession. Ces droits, qui font partie du patrimoine de l'auteur, permettent à l'auteur de retirer le bénéfice économique de son œuvre : ils ouvrent droit à rémunération.

Il existe deux types de rémunération :

* une rémunération directe des auteurs qui consiste à obtenir des revenus directs, en général par le paiement des consommateurs (livres, cd, ...) ou par celui d'intermédiaires (achats de droits de télévision par les diffuseurs, part du chiffre d'affaire du diffuseur, ...)
* une rémunération indirecte qui consiste à s'assurer d'une remontée de revenus par divers mécanismes, par exemple à l'occasion de modification de reproductibilité (rémunération pour copie privée), pour des utilisations qui ne permettent pas un contrôle unitaire des exploitations (barème des discothèques) ou pour des biens non-rivaux par nature (télévision et radio par la redevance ou la licence légale) ou encore par la rémunération au titre du prêt en bibliothèque. Cette rémunération se traduit en général par une absence de paiement direct par les consommateurs des œuvres ou des programmes.

Durée [modifier]

La durée des droits patrimoniaux couvre la vie de l'auteur. Au décès de l'auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants droit pendant l'année civile en cours et les 70 années qui suivent (article L. 123-1 du CPI).

À ces 70 ans s'ajoutent :

* pour les œuvres musicales, des prorogations de guerre pouvant atteindre 14 ans et 272 jours (art. 123.8 et 123.9 du CPI)
* trente ans supplémentaires si l'auteur est « mort pour la France » (art. 123.10 du CPI).

Nota : La Cour de cassation, par sa décision du 27 février 2007, a clairement établi que les prorogations de guerre ne sont pas cumulables avec le délai de 70 ans, sauf certains cas précis (et en premier lieu, dans le cas des œuvres musicales).
Article détaillé : Prorogations de guerre.

Par ailleurs :

* Dans le cas d'une œuvre de collaboration, c'est la date du décès du dernier collaborateur qui sert de référence (article) ;
* dans le cas d'une œuvre audiovisuelle, œuvre de collaboration, c'est la même chose mais les collaborateurs sont précisément nommés : scénariste, auteur des paroles, auteur des compositions musicales, réalisateur principal (article) ;
* dans le cas d'une œuvre sous pseudonyme, anonyme ou collective, c'est la date de publication qui fait foi sauf si par après les auteurs se font connaître (article) ;
* dans le cas des œuvres posthumes, c'est toujours le délai normal de 70 ans après le décès de l'auteur, éventuellement prorogé, qui les couvrent. Si elles ne sont divulguées qu'après ce laps de temps de 70 ans, le temps de protection tombe à 25 ans à compter du 1er janvier de l'année de publication (article),

Article connexe : Domaine public, en droit de la propriété intellectuelle.

Les œuvres ayant terminé leur vie commerciale mais encore protégées par le droit d'auteur font partie de ce que l'on appelle la zone grise.

En Belgique [modifier]

L'utilisation des œuvres visuelles est soumise aux conditions prévues dans la loi du 30 juin 1994, dont on peut citer principalement :

* l'autorisation préalable : aucune utilisation ne peut être faite sans autorisation préalable de l'auteur ou de ses ayant droits
* la signature : sauf accord préalable, l'utilisateur doit mentionner de façon non équivoque le nom de l'auteur de l'œuvre
* le respect de l'intégrité : sauf accord préalable, l'utilisateur ne peut modifier l'œuvre.

Durée [modifier]

Une œuvre est protégée pour une durée de 70 ans après la mort de son auteur, après la mort du dernier survivant dans le cas d'une œuvre collective.

Les droits moraux sont également prescrits à l'expiration de ce délai.

Les photographies [modifier]

La jurisprudence établit que « les clichés photographiques ne sont protégés par la législation sur les droits d'auteur que s'ils sont originaux et constituent des créations intellectuelles »[2].

Plus précisement, la jurisprudence ne reconnaît pas le caractère individuel d'une photographie (nécessaire pour la notion de création, et donc l'utilisation du droit d'auteur) « si la photographie (...) ne constitue que la simple reproduction d'une œuvre d'art et que (...) elle constitue aussi une simple reproduction d'une œuvre déterminée et revêt un caractère purement informatif »[3].

Aux États-Unis [modifier]

Dans les pays anglo-saxons, on trouve un concept juridique cousin du droit d'auteur, le copyright. Il protège légalement les auteurs d'œuvres originales, littéraires, dramatiques, musicales, artistiques ou répondant à d'autres qualificatifs. Cette protection s'applique aux œuvres publiées comme non publiées.

En comparaison du droit européen, il recouvre davantage la protection des droits patrimoniaux liés à une œuvre que celle des droits moraux. Dans le droit européen, le droit moral est constitutif de l'attachement du droit d'auteur à la personne de l'auteur plutôt qu'à l'œuvre : il reconnaît dans l'œuvre l'expression de la personne de l'auteur, et la protège donc au même titre. Il se limite à la sphère stricte de l'œuvre, sans considérer d'attribut moral à l'auteur en relation avec son œuvre, sauf sa paternité ; ce n'est plus l'auteur proprement dit, mais l'ayant droit qui détermine les modalités de l'utilisation d'une œuvre.

Communément, le copyright donne à l'ayant droit le droit exclusif d'exercer et d'autoriser des tiers à exercer les actes suivants :

* la reproduction de l'œuvre,
* la préparation de travaux dérivés de l'œuvre originale,
* la distribution de copies de l'œuvre au public (vente, location, prêt, cession), sous quelque forme que ce soit,
* la représentation publique de l'œuvre, avec quelque procédé que ce soit.

Le gouvernement fédéral légifère sur les brevets et les droits d'auteur, en vertu d'une clause de l'Article I de la Constitution, section 8, qui donne au Congrès pouvoir « de favoriser le progrès de la science et des arts utiles, en assurant, pour un temps limité, aux auteurs et inventeurs le droit exclusif à leurs écrits et découvertes respectifs ». Voir aussi fair use et Loi américaine d'extension du terme des droits d'auteur.

Les États-Unis encouragent les auteurs à faire enregistrer leurs œuvres car en cas de litige, la loi fédérale leur accorde le doublement des dédommagements financiers réclamés. Si l'œuvre n'est pas enregistrée, l'auteur ne bénéficie d'aucun dédommagement financier et doit revendiquer une éventuelle indemnité.

Au Canada [modifier]

Selon la législation canadienne, la durée des droits patrimoniaux est de 50 années après l'année de décès de l'auteur.

Les exceptions au droit d'auteur [modifier]

Toute œuvre intellectuelle a un auteur qui est le seul juge de sa diffusion pendant un temps donné. Pendant cette période, toute copie, toute publication sans le consentement de l'auteur est interdite. La loi prévoit un certain nombre d'exceptions à ce principe.

Au Canada [modifier]
Article détaillé : Utilisation équitable au Canada.

Au Canada, des « exceptions aux violations » du droit d'auteur ont été définies dans la Loi sur le droit d'auteur, et figurent sous la rubrique Utilisation équitable (fair dealing dans la version anglaise).

En France [modifier]

Les exceptions à l'exercice du droit d'auteur sont fixées par l'article L.122-5 du code de la propriété intellectuelle :

Lorsque l'œuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire :

1. Les représentations privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle de famille.
2. Les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, à l'exception des copies des œuvres d'art destinées à être utilisées pour des fins identiques à celles pour lesquelles l'œuvre originale a été créée et des copies d'un logiciel autres que la copie de sauvegarde établie dans les conditions prévues au II de l'article L. 122-6-1 ainsi que des copies ou des reproductions d'une base de données électronique.

La copie doit donc être faite par le copiste à son propre usage et la copie ne doit pas être réalisée à des fins collectives. Il n'est donc pas possible d'effectuer une copie d'une copie et d'effectuer une copie pour le compte d'un autre.

En revanche il est possible de copier une œuvre que l'on ne possède pas car la loi ne précise pas que l'original doit avoir été acquis par le copiste. La loi ne précise également pas que l'accès doit être licite, mais la loi le sous-entend : la copie d'un original obtenu illégalement (par vol, téléchargement en violation des droits d'auteur, etc.) serait un recel de contrefaçon. La rémunération pour copie privée permet de réparer le préjudice économique provoqué par l'exercice de cette exception.
Un débat politique, technique et juridique quant à la copie privée est actuellement en cours pour les œuvres numériques. Cela concerne, notamment, les systèmes « anti-copies » que l'on peut trouver sur certains supports (CD/DVD) ou intégrés dans le code des logiciels.

1. Sous réserve que soient indiqués clairement le nom de l'auteur et la source (Un décret en Conseil d'État fixe les caractéristiques des documents et les conditions de leur distribution) :
1. Les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d'information de l'œuvre à laquelle elles sont incorporées ;
2. Les revues de presse ;
3. La diffusion, même intégrale, par la voie de presse ou de télédiffusion, à titre d'information d'actualité, des discours destinés au public prononcés dans les assemblées politiques, administratives, judiciaires ou académiques, ainsi que dans les réunions publiques d'ordre politique et les cérémonies officielles ;
4. Les reproductions, intégrales ou partielles d'œuvres d'art graphiques ou plastiques destinées à figurer dans le catalogue d'une vente judiciaire effectuée en France pour les exemplaires mis à la disposition du public avant la vente dans le seul but de décrire les œuvres d'art mises en vente.
2. La parodie, le pastiche et la caricature, compte tenu des lois du genre.
3. Les actes nécessaires à l'accès au contenu d'une base de données électronique pour les besoins et dans les limites de l'utilisation prévue par contrat »

Au Royaume-Uni [modifier]

Au Royaume-Uni, le fair dealing consiste en des « actes permis » (Acts Permitted in Relation to Copyright Works) figurant au Chapitre III du Copyright, Designs and Patents Act 1988 (c. 48). En cas de litige, ces dispositions statutaires n'annulent en rien la jurisprudence de common law qui permettent au défendeur d'invoquer l'utilisation équitable (fair dealing) ou la notion d'intérêt public (public interest).

En décembre 2006, Sir Paul McCartney et le groupe U2 ont demandé publiquement que le copyright sur les audiogrammes, de 50 ans, soit étendu à 95 ans et ainsi aligné sur celui des États-Unis. Il convient de remarquer que cet appel intervient au moment où les premiers titres de l'âge d'or de la pop music britannique sont sur le point de tomber dans le domaine public, à commencer par ceux de Cliff Richard et des Shadows.

* Communiqué dans le Financial Times

Les sociétés de gestion des droits d'auteurs [modifier]
Article détaillé : Société de gestion des droits d'auteur.

Les droits d'auteur sont généralement gérés non par les bénéficiaires eux-mêmes, mais par des organes de gestion collective. En voici quelques exemples :

* Belgique : SABAM principalement pour les œuvres littéraires, SOFAM principalement pour les œuvres graphiques, SAJ principalement pour les œuvres des journalistes.
* Canada : Access Copyright, COPIBEC, SOCAN. Voir aussi Commission du droit d'auteur du Canada : Sociétés de gestion de droits d'auteur (liste complète).
* France: La SACEM, l'ADAGP, la SACD, la Scam, la CSDEM, la SAIF.
* Suisse : SUISA.
* Italie : SIAE.
Poeme publié 24 Jan 2008 à 05:48
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01 Nov 2008 à 23:31 Re: L' HISTOIRE DE L'ART DE LA POESIE

laurore

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Poétesse timide
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Merci beaucoup pour toutes ces informations,

Laurore
Poeme publié 01 Nov 2008 à 23:31
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