Le port / charles baudelaireCélèbres publié(e) par LigusterPoeme > Célèbres > Le port / charles baudelaire |
| 12 Mars 2010 à 17:30 | Le port / charles baudelaire |
![]() Liguster Centre, FR Message privé Poète actif Poèmes publiés: 110 Commentaires: 69 Votes reçus: 9 Votes distribués: 4 Inscription: 2010-01-23 Bloquer |
Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L'ampleur du ciel, l'architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l'âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n'a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s'enrichir. Ch. Baudelaire, Le Spleen de Paris |
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Poeme publié 12 Mars 2010 à 17:30 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 12 Mars 2010 à 18:01 | Re: Le port / charles baudelaire |
![]() londine , Message privé Poétesse créative Poèmes publiés: 211 Commentaires: 9507 Votes reçus: 764 Votes distribués: 364 Inscription: 2008-10-21 Bloquer |
Citation du message publié par Liguster
Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L'ampleur du ciel, l'architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l'âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n'a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s'enrichir. Ch. Baudelaire, Le Spleen de Paris Il avait cette force là, d'aimer écrire "Son Spleen" Et on ne s'en lasse pas ! Merci ! Ondine° |
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Poeme publié 12 Mars 2010 à 18:01 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
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