LA RETRAITE

Généraux publié(e) par joy381
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09 Jan 2008 à 18:28 LA RETRAITE

joy381

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LA RETRAITE


Après des années de travail acharné
Enfin est arrivée cette retraite tant méritée
Plus de réveil, plus de contraintes à observer
Seuls, des jours heureux à couler.

Tu l'as espérée, tu l'as attendue
Comptant les jour, tel un prisonnier loin du bonheur.
Les longs jours d'attente tu te voyais perdu
Seul, au milieu de ce salon, comptant les heures

Puis, le jour de liberté est arrivéeEt tu as cru que ce n'était qu'un rève.
Tes outils dans ta trousse tu as rangés
Et tu as quitté ce lieu où tu bossas sans trève.

Tu t'es dit : la retraite c'est les vacances
Elles commencent mais n'ont pas de fin.
La retraite c'est l'indépendance
La retraite c'est encore un long chemin.
Poeme publié 09 Jan 2008 à 18:28
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09 Jan 2008 à 18:30 Re: LA RETRAITE

jeanyves53

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et vive la retraite, cela doit être bien!
jean-yves
Poeme publié 09 Jan 2008 à 18:30
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10 Jan 2008 à 11:42 Re: LA RETRAITE

ma_toile

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vive la retraite car , elles sont mérité:japprouve::aplaudissement::yeah:
Poeme publié 10 Jan 2008 à 11:42
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10 Jan 2008 à 15:40 Re: LA RETRAITE

bonois

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La retraite est une liberté qui permet de faire tant de choses que le travail ne permettait pas !
Bon texte.

Amitiés:bye:
Poeme publié 10 Jan 2008 à 15:40
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10 Jan 2008 à 15:43 Re: LA RETRAITE

Dolcevita

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Je suis encore loin de la retraite...mais je sais déjà que je ne m'ennuierai pas ...si Dieu le veut ...bien sûr ! bises à toi Joy :bye: + VOTE
Poeme publié 10 Jan 2008 à 15:43
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10 Jan 2008 à 15:50 Re: LA RETRAITE

Lucia-et-Melano

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Amie, Mélano est en retraite (du moins quand Lucia lui en laisse le loisir);
Voici ce dont L et M ont débattu sur le thème.

RETRAITE

LUCIA "Sons et lumières" : je me revois jeunette le quatorze Juillet, alors que nous avions la permission de dix heures pour la retraite aux flambeaux - dix heures du soir s’entend, à l’époque nous étions simples et ne parlions pas comme le Chaix. Nos aînés allaient au bal, pense un peu, un bal gratuit dans un monde où tout s’achète, même ce qui n’est pas à vendre : un flirt innocent dans une ambiance de musette, kermesse. Appelée à liquider ma retraite après tant de labeur - heures, jours, semaines, mois, années : il y a lurette que Fourastié a évoqué « Les quarante mille heures » qui ne furent pas notre lot, bien trop courtes . quarante-huit à cinquante-six heures par semaine, quarante-huit semaines par an de quinze à soixante-cinq ans révolus, cela fait combien dis-moi ? ne cherche pas : près de trois fois plus ; elles ne seront pas non plus celui de mes petits-enfants, trop longues : mille cinq cent heures par an, diminuendo, entre trente et cinquante-cinq ans où l’on vous "jette" souvent, n’y atteignent pas. Le mot "retraite" m’est revenu en boomerang par dessus les lustres : lampions processionnels, farandoles égaillées autant qu’égayées, que vous êtes loin, était-ce le même monde ?
MELANO Ironique, cynique, la réalité nous replonge dans notre jeunesse par ce raccourci temporel comme le ferait une petite madeleine ou quelque pavé disjoint - ou un "trou de ver" entre deux univers. La retraite n’est plus ce qu’elle était, elle n’est pas cela : pire ou meilleure ? Si peu y atteignaient alors, tant en jouissent aujourd’hui.
L. Adret, optimistement parlant : re-traité, qui est traité à nouveau, donc qui sert, ressert, qui commence une nouvelle carrière - une seconde vie. Lorsqu’il affirme : « La vie commence à soixante ans », Jean, héros de fiction, ne se trompe pas.
M. Ubac, versant pessimiste ou réaliste : rebuté, mis au rancard ou dans quelque placard - fût-il doré un placard est un placard : lieu où les choses, ou les gens parfois sont plaqués -, sans plus d’emploi, usés sans usage, périmés, obsolètes peut-être, suranné sûrement.
L. Retraite, ces trois syllabes me suggèrent le calme, la sérénité quiète de la cellule monacale lors de retraites précommuniales, ou jouant l’intermède entre fiançailles et hymen, oubliées depuis si longtemps que j’ai l’impression d’évoquer une paléo civilisation ; elles me disent l’évasion, dans le sens d’un élargissement d’horizons qui outrepasse le quotidien ; elles m’évoquent la sagesse longuement et patiemment acquise au fil de l’âge par le polissement du temps. Ses angles écornés, notre pierre est devenue plus lisse qu’un galet d’Etretat, on n’en oublierait que les éclats arrachés par le ciseau de la vie sous les coups du maillet des contraintes saignent encore - au fait, qu’en a-t-on fait ? - ; croit-on que la chirurgie esthétique puisse être indolore et sûre ? Non, elle est aléatoire et toujours risquée.
M. Elle est fuite aussi, esquive devant les dures nécessités, devant une réalité annonciatrice de sénilité, de débilité et d’indigence, d’inévitable déréliction, de délitement, une presque appartenance au passé : has been, disent cruellement les anglais. « On était vaincu par sa conquête… », le poète ne pouvait mieux dire qui évoquait les plaines russes sans fin, sans fin… mornes et blanches comme les cheveux du vieillard, mais aussi toujours renouvelées à la différence de ceux-ci ; le retraité est tenté, tel l’Aigle, de baisser la tête. Au terme d’une carrière, on s’imaginerait volontiers avoir accumulé des savoirs et amassé des compétences qu’on croit utiles, rassemblé un patrimoine : n’a-t-on pas fondé une famille qui nous prolongera, et acheté des choses - celles-là mêmes que fustigea Perec dans son ouvrage éponyme avec une clairvoyante et effrayante perspicacité -, en fait, c’est une poignée d’eau que l’on a ramassé, au mieux un peu de sable que l’effritement ou l’érosion rendra à la poussière, réalisant en cela l’Ecriture. Le retraité (s’)est retiré du champ de bataille comme le grognard des steppes - demi-solde, préretraité avant d’être oublié : Chabert que nul ne reconnaît car il est surnuméraire dans sa niche réoccupée -, de la bataille du travail, parfois de celle du social, alors qu’on l’y recentre quand s’y intéresse la galaxie marchande ; s’il existe encore c’est en tant que consommateur ; il n’est plus que cela que l’on flatte jusqu’à la signature de quelque commande et méprise ensuite, pour derechef le caresser dans le sens du poil le terme suivant : « Faut-il qu’il soit bête pour s’être laissé embobiné par mon baratin... ». Il est rassurant entre tous dans la mesure où son emploi n’est plus menacé. Est-ce aussi sûr ? Dans leur ensemble les retraités constituent un marché, le marché du futur, la vache à lait : vache traite puis re-traite indéfiniment.
L. Aspect moral et pécuniaire, deux incompatibles qui se devraient complémentaires, à moins que… j’en rêve, n’est-il pas trop tard ? Non, jamais ! L’homme - masculin collectif i.e. l’humain - retraité dispose du bien le plus précieux pour une action mesurée et efficace, pour planter les graines d’une société plus équitable, vivable, juste et tutti quanti : le temps. Moins devant lui c’est avéré et triste, mais plus dans l’instant ; on ne le fait plus monter au cocotier certes mais c’est sur de faux pinacles qu’on le hisse, le résultat est pire : négation de l’individu contre reniement de l’être, pas de quoi être fier de l’époque qu’il faut cependant, si l’on est honnête, reconnaître comme notre œuvre.
M. Alors que je commençais à travailler, j’avais quinze ans, j’étais chanceux puisque la plupart de mes contemporains s’étaient vus absorbés par le marché du travail à quatorze, à l’issue du Certificat d’Etudes - qu’on l’aie en poche ou non, il avait droit à la majuscule n’ayant de Primaire que le nom : il attestait qu’on était adulte quand aujourd’hui on devient à peine ado -, la retraite me semblait un Graal dont la quête était plus hasardeuse que ne fut celle de la Toison d’Or, peu d’Argonautes du labeur atteindraient le terme du voyage, alors en revenir… et dans quel état de vieillesse et d’usure, de décrépitude ! Elle était l’antichambre de la mort : vie utile terminée, vie sociale assignée à résidence, dépendance financière ou quasi pauvreté. Cependant cela semblait aux rares élus rescapés comme une sorte de miracle, l’Eden ; il est vrai que comparée au sort de leurs aînés… : travail dans les mines, les industries lourdes et continues du fer et du feu, de la fonte et de l’acier, dans le gaz et la poussière entre assourdissement et étouffement ; ou celle du fil et de la toile dans les lainières et filatures aux métiers alignés au long des halles infinies ; travail de et sur la terre, dans les champs dès dix à douze ans à raison de quatorze heures chaque jour que Dieu faisait - n’était-ce pas le diable plutôt -, dès avant le lever du soleil et jusqu’après son coucher, continûment ; la retraite pouvait sembler un rêve.
L. J’étais à peine plus âgée quand je goûtais aux délices du travail rémunéré, payé à la tâche - systèmes Taylor ou Bedeau, les idées productivistes étaient en vogue : plus vite, plus, en émules dociles et résignés de Stakhanov. La retraite alors n’était qu’une inaccessible étoile ; mes parents balisaient ma route mais je n’imaginais guère qu’ils y atteignissent, et je suiv(r)ais leur sillon dont j’imaginais qu’ils se dissoudrait ou s’arrêterait quelque nulle part comme la plupart ; nul ne préparait sa retraite alors, c’eût été comme si l’on passait son temps à organiser la façon dont on dépenserait la fortune qu’on pourrait gagner au loto - ce "pourrait" est au moins un conditionnel au carré tant sa probabilité est faible -, la loterie nationale d’alors : ce n’est pas un gain potentiel qu’on achetait, c’était un brin d’espoir.
M. Le monde a bien changé, évolution que nous ne discernâmes pas, ou mal y étant immergé : nos aînés le reconnaîtraient-ils ? Une forte proportion du monde de demain sera retraitée... ou enfant...
L. …dont nous. Je nous crois de ceux-ci par l’âge et l’expérience et, je l’espère, encore de ceux-là par le cœur.
M. Aussi il nous faut être prêts, nous tenir en alerte, nous y exercer. On n’est pas ni ne naît retraité : on le devient ; cela s’acquiert et s’apprend, durement, le grand-méchant-marchand se frotte les mains : des cours, une préparation, des stages, pain béni qui se vend… cher. Il serait fou celui qui attendrait que l’homme soit retraité pour tenter de canaliser son revenu, il faut prévoir, anticiper, vider la source avant qu’elle ne déborde en ru puis rivière : premier arrivé, premier servi et tant pis si l’on tue dans l’œuf la poule aux œufs d’or puisqu’elle se régénère chaque jour tel Phœnix, ou que naissent d’autres poules à plumer.
L. D’ailleurs on parle de "liquider" sa retraite, comme dans les mauvais films on liquide l’ennemi, le paria ou le traître : n’est-ce pas le retraité qu’on liquide socialement ? Si la retraite n’est plus une mort sociale elle y ressemble fichtrement, en tout cas c’est à une ghettoïsation qu’on assiste, à une relégation : chez lui, dans des associations où il sert au mieux d’utilité, au pis de faire-valoir, dans des maisons dédiées ; on tolère ces surnuméraires à la condition qu’ils ne soient pas en vue et restent entre eux… quel gâchis ! On ne saurait être plus à côté de la plaque, soit dit en parlant jeune.
M. Nous sommes ou serons pourtant tous retraités, déjà en piste ou potentiels, nul n’y échappe et nos combats de jadis visaient bien à en dulcifier la condition, naguère encore ne militions-nous pas en ce sens ?
L. Malheureusement plus la vie s’allonge, plus la retraite s’allonge en courbes parallèles, plus elle compte de jours - mois, années et plus - et pèse socialement et démographiquement, plus on la sait inéluctable et plus on la néglige au profit de l’immédiat : car il est advenu le temps du "pense à court terme" quand ce n’est pas celui du pense-court tout court, l’exemple de Jeanne Calment n’a pas réveillé les mentalités. En fait si l’on doit passer la moitié ou plus de sa vie en retraite on imagine qu’on aura bien le temps de s’y adapter et qu’il sera toujours temps de s’y préparer : tant qu’il n’est pas trop tard qui nierait qu’il est encore temps ?
M. Espérance ou imprévoyance ? Péguy - qui pourtant loue le travail, oserait-on le soupçonner du contraire -, nous y encouragerait presque dans son « Porche du mystère de la deuxième vertu » lorsqu’il il fait l’éloge de la nuit, du sommeil et de… la paresse dont il considère le péché comme moindre que celui d’inquiétude, lequel est à ses yeux un manque de confiance dans la Providence. Il est vrai que c’était il y a plus d’un siècle, quelle utilité y eût-il eu à prévoir et préparer l’improbable, à fantasmer sur ce qui, bon an mal an, demeurait l’exception.
L. Nous en glosons à l’aise, nous, juste retraités, jeunes retraités sans problèmes : allons, ne sommes-nous pas cette exception qui ne confirme aucune règle ?
M. Car la retraite, c’est dans la durée qu’il faut l’envisager, sur des décennies, avec l’usure et l’oubli, peu de sollicitude et une puissante lassitude qui s’installent et s’instaurent en maître conquérant davantage le terrain chaque jour telle une tache d’huile ; chaque jour jusqu’au dernier qui sera peut-être suivi d’un autre, puis d’un autre plus pâle, évanescent, puis… pour, decrescendo, diminuendo, de piano en pianissimo atteindre le tacet, aboutir essoufflé au point d’arrêt - le point final de la vie est rarement un point d’orgue, il est le souvent précédé de grincements de dents et de dysharmonie.
L. Pour la plupart c’est la pauvreté ou tout comme - tout le monde n’a pas de "complémentaire" ou de bas de laine, d’économies qui ont dormi ou fructifié une vie durant -, le dessèchement sur pied, un racornissement du corps et parfois de l’âme : solitude oblige.
M. Où est passé ton bel optimisme ? Vieillirais-tu ? Tu m’effraies.
L. Rassure-toi je sais que la retraite peut être belle, pleine, familiale. Avec Jean B***, je te le redis : « La vie commence à soixante ans ».


Puisse-t-il en être ainsi pour vous, amis. L&M
Poeme publié 10 Jan 2008 à 15:50
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10 Jan 2008 à 17:24 Re: LA RETRAITE

joy381

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merci de ce texte plein de sagesse et de vérités, mais bon, profitons du moment présent
Amicalement
Joy
Poeme publié 10 Jan 2008 à 17:24
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10 Jan 2008 à 21:16 Re: LA RETRAITE

Nenette

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A la retraite on croit avoir le temps mais le temps passe plus vite parce qu'on a mille choses à faire et on a plus le temps...
Vive la retraite

Une retraitée:siffle:
Poeme publié 10 Jan 2008 à 21:16
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11 Jan 2008 à 10:39 Re: LA RETRAITE

joy381

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merci à tous ceux qui s'arrêtent un instant pour me lire et déposer quelques mots
Amitiés
Joy
Poeme publié 11 Jan 2008 à 10:39
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